v, 16 (xx, 24); vr, 12, etc
5. V. 42. xai ot 07 hot 2re{nrouy adrÔv (simple transposition de Mc. 37. zévrss
: « Je suis venu ».
Enzoboiy se) * a! nAoy Ewe 20709. Ainsi disparaît toute idée de fuite et de poursuite.
6. V. 43. xai zaic réa nOAco!v sdayyeAloaoat me Ôei znv Baorheiav =05 Oeod, 57e
ri rodro 47r=0téhnv.
Jésus fait dans ce canton de la Galilée ce qu'il avait fait à Ce naüm ; il prêche le jour du sabbat dans les synagogues, et il €
les démons. Marc insiste sur ce dernier point, comme sur une partie essentielle du ministère de Jésus en ces premiers temps. On
dirait que, s'il faut en quelque sorte solliciter le Sauveur et lui faire violence pour les autres miracles, il se porte de lui-même à la guérison des possédés, parce que l'expulsion des démons est son œuvre propre. Matthieu, qui a négligé ou transposé les faits du premier sabbat passé à Capharnaüm, amène cette conclusion après la vocation des disciples ; il glose le texte de Marc en ajoutant les mots : « et prêéchant l’évangile du royaume ! », et à l'expulsion des démons il substitue, sans doute avec intention, la guérison de toutes sortes de maladies. Ce qui suit n'est d'ailleurs qu'une |paraphrase, en forme générale, de ce qu'on lit dans Marc sur les miracles de la première journée. Luc ne parle en cet endroit que de la prédication dans les synagogues ?, non de démons chassés, et il amène ensuite la vocation des premiers disciples. Dans les trois Synoptiques, il s'agit d'une seule tournée évangélique, d'une première mission, qui a pour théâtre les environs de Capharnaüm.
L. at 2npusomvy 70 sdayyéhiov =ÿs Basthstas. L'emploi absolu du mot fasrksiæ propre à Matthieu, appartient au langage de l’évangéliste, non à celui de Jésus: Cf. DaLman, [, 78, et supr. p. 229, n.. 6.
2. V. #4. BCL, Ss. etc. lisent : « dans les synagogues de la Judée » ; [AD, le texte reçu ont « la Galilée ». La mention de la Judée doit être primitive, et Luc entend par là, non l’ancien pays de Juda, mais la Palestine. Il ne s'ensuit -pas que Luc ait pensé à un ou plusieurs voyages dans le sud et à Jérusalem (Zaux, II, 373, 389-390, ##4. Luc a choisi un terme général, pour signifier que la mission de Jésus était pour tout le pays, conformément au discours du v. #3 :B. Weiss, £, 307-308) ; il pense au même voyage que Marc et Matthieu, et s’il avait voulu dire autre chose, son témoignage n’en serait pas plus solide, étant contredit par Mare. Mais l’auteur du quatrième Évangile a pu s’autoriser de ce passage pour la construction de son cadre. Dans le plan de Lue, les chapitres mi-1v servent d'introduction au ministère galiléen, qui est décrit dans v-ix, 50: il serait ridicule de sous-entendre, dans 1v, #4, un fait aussi considérable qu'une tournée de prédication en [Judée et ‘à Jérusalem. Mais comme la mission des Soixante-douze et le passage de Jésus en Samarie figurent l'évangélisation des Gentils, il se pourrait que le mot« Judée » fût choisi ici avec l’arrière-pensée [de ffigurer par le ministère galiléen la prédication
aux Juifs.
TR Te REP PS UT AE D TN CAL Ve : ‘ 4 =
LE LÉPREUX
Marc, 1, 40-45 : Marra. Vox, 1-4: Luc, v. 12-16.
Marc s'abstient de marquer avec précision le lieu et la date du miracle qu'il va raconter. Si l'on tient compte de l'indication générale qui précède, touchant la prédication de Jésus dans les synagogues, on pourra être tenté d'admettre que la guérison du lépreux a été opérée en quelqu'un de ces endroits !. Les lépreux tombaient sous une espèce d'’interdit qui ne leur permettait pas l'accès des habitations - : 1ls pouvaient néanmoins entrer dans les synagogues, en se conformant à certaines mesures de précaution *. Mais on voit, par la suite du récit, que le fait n’a pas dù s'accomplir devant une assemblée, puisque Jésus peut vouloir qu'il reste secret. Comme Jésus met l'homme dehors. et que celui est dit ensuite «sortir »4, on doit supposer que le lépreux, nonobstant les défenses, a osé s'introduire dans une maison où 1l savait trouver le Maître. Le récit de Marc a l'apparence d'un morceau arraché de son contexte, où il aurait été pourvu d'une introduction qui en expliquait les circonstances extérieures. Il y a donc une lacune dans le récit avant cette anecdote, et l'on pourrait se demander si elle n'était pas localisée primitivement à Capharnaüm, dans la maison de Simon.
La conclusion étant fort analogue à celle de la journée des miracles à Capharnaüm, on pourrait aussi se croire en présence, non de la suite, mais d'un récit parallèle. Luc a senti la lacune de Marc, et il y supplée par une hypothèse vague : ayant intercalé la vocation des disciples entre la tournée de prédication et la guérison du lépreux, il introduit celle-ci et rejoint Marc en disant : « Comme