‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 374 sur 807 · LI · texte numérisé non relu

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+. Marc s'est bien gardé de dire qu'il y avait des gens à zdsns zcuns. IL y a comme une superposition de la Judée et de Jérusalem ; au fond, c’est le peuple seul qui vient de Galilée, tandis que les scribes sont censés venir de Judée et

pas voir dans les scribes et les pharisiens deux catégories de per-

sonnes qui se distingueraient nettement l’une de l’autre; pharisien est un nom de parti, seribe un nom de profession; la plupart des scribes où docteurs de la Loi étaient pharisiens. Ces personnages, dans la circonstance, ne pouvaient être qu'une minorité; mais Luc veut donner à Jésus un brillant auditoire : il ne mentionne pas les

gens du peuple, qui étaient certainement le plus grand nombre ; au

cours du récit, en suivant Marc, il parlera de la foule. Pour relever encore la mise en scène, il observe que Jésus était, ce jour-là, en activité miraculeuse, parce que « la force du Seigneur », c'est-àdire de Dieu, « était à ce qu'il fit des guérisons » !. Le trait porte la marque de Luc, tant pour l'idée que pour l'expression. Jésus fait des miracles par la vertu de l'Esprit divin qui est en lui. Cette puissance va se manifester dans la guérison du paralytique. j Matthieu a renvoyé cette guérison beaucoup plus tard. Comme il vient de raconter le miracle de la tempête apaisée, et qu'il a conduit Jésus de l’autre côté du lac pour la guérison des possédés de Gadara, il lui fait de nouveau traverser la mer pour le ramener à Capharnaüm, qui est dite en cette occasion « sa propre ville » 2, L'ordre suivi dans cette partie du premier Évangile étant artificiel. et le début du récit même ayant été volontairement remanié, il parait certain que l'évangéliste, pour l'enchaïnement des miracles, qu'il groupe en réalité d'après leur nature et dans un ordre logique, non d’après leur succession chronologique, a placé en guise de transition la phrase : « Et montant dans une barque, il franchit

de Jérusalem (WELLHAUSEN, Le. 17). Encore est-il que la confusion peut tenir, au moins en partie, à ce que Luc, ici comme ailleurs, n'entend pas par Judée une province distincte de la Galilée, mais l’ancien royaume d’'Hérode. En supprimant la mention de la Judée et de Jérusalem, Wellhausen éclaircit le discours, mais il détruit une emphase qui paraît intentionnelle, et l’affluence des scribes doit être en rapport avec la mention de Jérusalem.

L. xxi Oüvauts zvoiou nv sie to läclat adrév (D ne retient de cette finale que z0ù iäolat a0700:). La leçon avroës (A C D etc.)est, à tous égards, moins satisfaisante que 2976 (N B). Les scribes et les pharisiens n'avaient pas besoin d'être guéris, et il s'agit, pour préparer le miracle qui suit, de montrer Jésus en disposition d'activité miraculeuse par la puissance de l'Esprit.

2. V. 1. xai iuffas el mhoïov dierépacev, xat n\bev els rhv LÔtay row. Se rappeler que Mr. 1v, 13, attribue à Jésus un domicile fixe dans Capharnaüm, contrairement à ce que fait entendre Mc, 1, 35-39, #5; 11, 1.

le lac », parce que, dans l’arrangement adopté

par lui, le miracle

du paralytique de Capharnaüm venant après celui des possédés de Gadara, le bon équilibre de la narration exigeait entre les deux

la mention d'une traversée que Jésus a faite assurément plus d'une fois. L'artifice de ce préambule ne résulte pas seulement de la comparaison avee Marc, mais de son rapport avec le récit dont il ne prépare aucun des incidents. On ne peut y voir qu'une pièce de suture assez mal ajustée.

Marc,n, 3. Et il vant (des gens) qui lui amenaient un paralytique porté par quatre ; 4. et comme ils ne pouvaient le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit (du lieu) où il était, et par l’ouverture descendirent le lit où le paralytique était couché. 5. Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » 6, Et il y avail quelques scribes qui étaient assis là et qui se disaient dans leurs cœurs : « Comment celui-c1 parle-t-1l de la sorte? Il phème! Qui peut remettre les péchés si ce n’est Dieu? » 8. Et aussitôt

Jésus, connaissant par

blas-

son esprit qu'ils raisonnalent ainsi en euxmêmes, leur dit : « Pourquoi avez-vous ces pensées dans vos cœurs?

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