‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 377 sur 807 · AFEOTEVATAV THV STÉYNY OÜTOU AV · texte numérisé non relu

AFEOTEVATAV THV STÉYNY OÜTOU AV

Lève-toi et

cendent leur malade devant Jésus. La scène est prise sur le vif, et on croirait la recueillir de la bouche d’un témoin. Matthieu supprime tout ce tableau : aussitôt que Jésus est entré « dans sa ville », l'évangéliste fait apporter le paralytique, sans dire mot de l'encombrement à l'entrée de la maison, ni de la descente par le toit !: après cela, on ne voit pas pourquoi Jésus admire leur foi, qui n'a plus rien d'extraordinaire, et, pour comprendre ce trait, on est obligé de recourir à Marc. Luc retient la mise en scène du second Évangile, omettant seulement le nombre des porteurs: il parait s'être figuré le toit de la maison comme ceux de son pays, en pente et couvert de tuiles ?. La méprise, si elle est réelle, serait bien légère.

Admirant la foi de tout ce monde, aussi bien celle du malade qui s'est prêté à la manœuvre, que celle des porteurs qui l'ont exécutée, Jésus, qui à devant lui le paralytique, lui dit d'un ton affectueux : « Mon fils, tes péchés sont remis *. » Ce n'est pas tout à fait ce qu'attendaient cet homme et ses amis, ni peut-être ce qu attendrait le lecteur; mais on doit croire que Jésus, s'il est touché de la foi du paralvtique, n'est pas encore disposé à prendre l'initiative de sa guérison. Car il ne dit pas et il n'entend pas dire : « Tu es guéri. » Il ne dit pas non plus : « Je te pardonne tes péchés »:; mais il se porte caution du pardon accordé par le Père céleste. Aussi bien n'est-il pas envoyé pour faire des miracles, mais pour réconcilier les hommes avec Dieu. La guérison spirituelle importe plus que la guérison corporelle. En garantissant au paralvtique le pardon de ses péchés, Jésus lui signifierait que ce pardon est la chose essenelle. Rien n'invite à supposer que l'âme de cet homme ait été accablée par la conscience du péché, que Jésus ait lu son angoisse dans ses veux, et qu'il ait voulu pourvoir d'abord à sa paix intérieure !. Le paralvtique est un paralytique : on ne dit pas qu'il eût été un grand pécheur, ni que ce füt une âme tourmentée.

1. Le v. 2. zai !où zc05i2ec0v 405@ ragahuztz0y 271 xXivns BeGAnuivoy, représente trois versets 2-4) de Marc.

2. V. 19. svafavres 87t =0 doux ra =@v zeodumv za0%zar a370v y 7 zu! 0t z.n. Il est clair que Luc traduit à sa façon les données de Marc, sans se faire une idée bien nette de l'opération ni de la disposition des lieux: qu'il pense à un carrelage de briques ou à des tuiles, ce n’était pas chose si simple que de faire passer l’homme au travers. Ss. omet Ôtà =üy 2:24.

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