B. Weiss, Æ. 56. 2. Scuanz, Mt
. V. 2. Oéoce =ixvoy.
V. 20. &)owre. Aucune modification de sens ne s'attache à l'emploi de agéwvrar, substitué par Luc à ägtevrat. L'évangéliste ne s'est pas demandé si les péchés du paralytique étaient déjà remis par Dieu (B. Weiss, 311) avant que Jésus le dit. L'accent est sur la rémission, non sur la personne qui remet.
>. Hozrzmaxx, 336.
Mais si la rémission des péchés est à sa place dans les temps messianiques, et en connexion logique avec le royaume des cieux !, il n'en est pas moins vrai que le pardon n'appartient qu'à Dieu. Aussi quelques seribes, dont Marc n'avait pas parlé, et qui semblent surgir en cet endroit pour faire l'objection nécessaire (les commentateurs supposent que c'étaient les personnages les plus considérables de l'assistance, qui étaient assis au premier rang, devant Jésus) comprennent mal ses paroles ; il se disent que Dieu seul peut remettre les péchés, et que Jésus, s’attribuant ce pouvoir, à blasphémé. Ils ne supposent pas que Jésus puisse parler au nom de Dieu et garantir son pardon. Leur attitude laissait deviner leur pensée. Marc tient à dire que le Sauveur pénètre cette pensée « par son esprit * », c'està-dire par la lumière de l'Esprit divin qu'il a reçu au baptême, et qui depuis ne l'a pas quitté. Cette explication a paru superflue à Matthieu et à Luc, qui se bornent à dire que Jésus « voyait » *, ou « connaissait » les pensées des scribes. Cette dernière indication de Luce ne s'accorde pas avec le contexte. l'évangéliste ne se contentant pas de faire réfléchir les scribes, mais les faisant parler entre eux.
La pensée des scribes n'est pas censée injurieuse qu'au Christ, elle est une offense à Dieu qui l'envoie. C’est pourquoi Jésus va la combattre par un double argument, un raisonnement et un miracle, l'un soutenant l'autre. Il apostrophe les scribes, en condamnant le jugement qu'ils portent en eux-mêmes sur les paroles qu'il à dites. Ils se trompent en s'imaginant qu'il ne peut vouloir remettre les péchés sans blasphémer Dieu ; car, si Dieu au ciel remet les péchés, Jésus sur la terre les remet sur la terre comme lieutenant de Dieu. Toutefois, ce n'est pas en s'expliquant directement sur sa mission quil va combattre leur préjugé : il va prouver la légitimité de
1e Sans ètre pour cela une fonction proprement messianique. Cf. Darman, Î, 214-215.
2. V. 8. at =b05s Eruyvods 0 ’Insobs <@ rvsduart adroù (cf. 1, 10) ôzt oùtws Otahoyt- £oyza: ëv Eavrois. On ne doit pas considérer +@ 7veouazt comme parallèle à 2 Eautoic (Scnaxz, Mk. 122), car il serait assez oiseux et singulier de dire que Jésus connait en lui-même ce que les scribes disent en eux-mêmes; la remarque n'a de sens que si l'Esprit est le moyen par lequel Jésus connaît ce qui est inconnaissable, la penséeintime de gens qui ne donnent pas signe de ce qu'ils pensent.