‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 386 sur 807 · LA LE RE F · texte numérisé non relu

LA LE RE F

gré sa profession, n'était pas insensible à l'espérance far

\ Le: 4e cieux. Jésus lui dit la parole qu'il avait adressée aux premiers Le À disciples : « Suis-moi » ; et la parole eut le même effet : Lévi quitta 2 A ; son bureau pour n'y plus revenir, et suivit Jésus !. Il y aurait lieu | de faire sur cette vocation subite les mêmes réflexions que sur l'ap- “

pel des quatre pêcheurs ?, avec cette différence que Lévi avait dû entendre souvent parler de Jésus, le voir même et assister peut-être à ses prédications, avant d'être invité à le suivre comme disciple. Luc dit, pour l'assimilation du récit avec la vocation des quatre, que Lévi quitta tout pour suivre le Sauveur ?. Ce n’est peutêtre pas sans motif que Marc s'était abstenu de cette assertion, où Luc à voulu mettre son idéal de renoncement aux biens terrestres. La preuve que Lévi n'a pas subitement quitté tout, c'est qu'il va conduire Jésus dans sa maison, et lui offrir un repas. Marc s'intéresse au fait comme à une vocation de publicain; Luc ny voit qu'une vocation qui doit être selon la règle de la perfection chrétienne ; Matthieu y montre une vocation d'apôtre. Le premier Évangile, en effet, donne à ce publicain le nom de Matthieu, et il l'identifie expressément à l'apôtre dans le catalogue | des Douze ‘. Cette particularité ne doit pas être sans quelque rapport

pas raison pour identifier le père de Jacques au père de Lévi. Ec. 27, dit simplement Lévi, sans ajouter « d'Alphée ». Noter que D et plusieurs mss. latins ont Jacques au lieu de Lévi dans Mc. 51, 44 ; mais ce doit être par substitution, d'après 11, 18. Cette variante a néanmoins son intérêt ; elle montre que ses auteurs ne songeaient pas à identifier Lévi avec Matthieu.

L. ai hiver adt@" axohoÿbet Lot. ai avastas no oÛlnsey adT®. « Suis-moi » équi-= vaut à « sois mon disciple » ; « il le suivit » ne peut signifier que Lévi accompagna Jésus au bord de la mer (B. Weiss, Mk. 37: WELLHAUsEN, Me. 18). Le v. 15. ai yiverat zaraxeïoflat aÿ70v x7À. ne se rattache pas à la fin du x. 1# comme la suite d'un mème récit ; c'est par un artifice rédactionnel non dissimulé que la scène décrite dans les vv. 15-17, et dont le noyau traditionnel est la sentence du v. 17, se relie à celle que contient le v. 14 (cf. WELLHAUSEN, loc. cit.) %

2, Cf. supr. p. #37. WELLuAUSEN, Me. 18, observe avec raison que les deux récits sont de la même main : à quoi l’on peut ajouter que cette main n'est pas celle du rédacteur évangélique.

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