‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 398 sur 807 · Jüricuer, Il · texte numérisé non relu

Jüricuer, Il

2, Jüricner, I, 188, propose celte hypothèse en admettant que la comparai-

son est de l'époux enlevé à Jean mort ; mais c'est plutôt l'emprisonnement,

non la mort de Jean, qui correspond à l'enlèvement de l'époux.

perdu le leur. La démarche des questionneurs ne suppose aucunement que ce motif n'existe pas !, mais que les interrogateurs de Jésus ne s'en doutaient pas. Dans la seconde partie, Jésus présentait l'hypothèse de fêtes nuptiales interrompues par un accident, l’enlèvement de l'époux, non pas sa mort subite ?, que le texte, même dans sa forme actuelle, n'indique nullement : et comme la situation de ses disciples correspondait à la première partie, au cas de noces non troublées, la seconde correspondait à celle des disciples de Jean depuis l'arrestation de leur maître. L'idée de la mort serait exclue de la perspective, même par rapport à Jean, et le discours serait à sa vraie place, entre l'emprisonnement et la mort du Bapüste.

La tradition, ayant identifié l'époux à Jésus, a vu dans l'enlèvement de l'époux la mort du Christ et son ravissement au ciel : et le discours a été modifié en conséquence, comme spontanément et d'une façon presque inconsciente. C’est la préoccupation de l’allégorie qui explique le pléonasme de Marc et de Luc : « alors, en ce jour-là * », le jour de la passion, ou bien « en ces jours-là », après la mort du Christ, « ils Jeûneront ». Mais, si cette idée du jeûne après la mort de Jésus a paru naturelle aux évangélistes, en un temps où l'Église chrétienne pratiquait sans doute déjà le jeûne, et voyait la parousie retardée, elle se comprendrait beaucoup moins dans un discours du Christ, même à la fin de sa carrière; car il ne semble pas que Jésus ait parlé de sa mort comme d’une séparation indéfinie qui mettrait ses disciples dans le deuil pour un long temps, mais comme d'une condition qui pouvait être éventuellement requise pour la venue du royaume, terme véritable et censé prochain de sa mission. Que l'addition de Mare : « en ce jour-là », ne vise pas seulement le jour de la passion comme point de départ du jeûne, mais le vendredi, spécialement le vendredi saint, comme jour de jeùne et commémoratif de la passion , l'explication n’est pas invraisemblable: mais le texte ne la réclame pas nécessairement ‘, et l'on peut voir que Luc ne l’a pas compris ainsi.

Hozrzmaxx, 120.

B. Weiss, M1. #1.

Cf. p. 497, n. 4.

Le. 35. èv ixstvars sais Tuépats.

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