‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 408 sur 807 · mi, 2; supr. p · texte numérisé non relu

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+. Hor:rzmMANN, 240.

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de la violation du be par ee prêtres ; 4 Loi parle seulement de

services cultuels à exécuter le jour du sabbat !: Jésus, ou plutôt l'évangéliste, en conclut que la violation du sabbat est prescrite par la Loi; mais cette déduction n'est écrite nulle part. Poujours est-il que le service du temple exige que les prêtres fassent, dans le temple même, le jour du sabbat, des travaux qui sont défendus ailleurs : ainsi le temple dispense les prêtres de la loi sabbatique ; « or, 1l y a ici plus que le temple ? »; si le sanctuaire autorise ses desservants à transgresser la loi du sabbat, le Saint de Dieu peut bien en dispenser ceux qui le suivent.

Cet argument a une toute autre signification que le précédent ; le Christ n’en appelle plus à un droit naturel que corrobore l'exemple biblique du Roi-Prophète, mais à sa propre autorité, en se mettant au-dessus du sanctuaire de Dieu, après avoir mis le sanctuaire au-dessus de la Loi sabbatique. On peut douter que Jésus, a aucune époque de son ministère, mais surtout au commencement, se soit exprimé ainsi, dans un discours public, au sujet de sa dignité personnelle et de son autorité. Le propos aurait été jugé blasphématoire, puisque le temple, dans ce discours, représente le service de Dieu.

Il est probable que la parole : « 1l y a ici plus que le temple », est imitée de celles qu'on lira un peu plus loin : « Il x a ici plus que Jonas, plus que Salomon * ». Celles-ci ont une signification plus

nette, ayant rapport à des personnes. Autant l'exemple de David était probant, autant celui des prêtres l’est peu : les prêtres ont une raison de travailler pour le service divin ; mais en quoi les disciples qui arrachent des épis servent-il Jésus ? et comment son service réclame-t-1l qu'on viole pour lui le sabbat ? N'est-ce pas l'évangéliste qui affirme, à sa manière, la prééminence de l'Évangile sur la Loi? |

Le second argument ajouté par Matthieu est le texte d'Osée ‘ qu'on a déjà rencontré ”. Il introduit une idée sans rapport avec les deux autres preuves, et qui se définit encore moins clairement que

Lév. xxi1v, 8: Nomgr. xxvrir, 9-10.

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Mr. 1x, 193 > supr. p. 491.

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la précédente, bien qu'elle v soit subordonnée. L'évangéliste veut dire que, si les pharisiens avaient bien compris la parole inspirée qui met la pitié au dessus des sacrifices, ils auraient eu compassion des disciples, au lieu de les condamner mal à propos. La preuve est un peu cherchée, et la déclaration d'innocence, qui se mêle à la preuve, fait écho à ce qui a été dit dans l'argument précédent, sur les prêtres irréprochables dans la violation du sabbat !. Les disciples sont irréprochables aussi, parce qu'ils appartiennent au Fils de l'homme, qui est maitre du sabbat *. Ainsi la conclusion de Marc rentre dans l'argument tiré du service du temple : c'est le Fils de l'homme qui est plus grand que le temple, et qui dispense les siens du sabbat. Mais le rattachement de la formule : « Car le Fils de l’homme est maître du sabbat », n'en sent pas moins Ja combinaison rédactionnelle. La discussion sur le service du temple, et la citation d’Osée sont visiblement intercalés dans le récit de Marc.

Ce n'est pas que la conclusion de ce récit soit bien étroitement reliée au corps de l'histoire. L'anecdote est complète avec l'exemple de David ; des deux sentences qui suivent, la première s'accorde bien avec le récit, mais n’est pas indispensable pour en dégager l’idée essentielle; la seconde vient en surcharge de la première et semble orientée dans une autre direction, vers l'autorité personnelle du Christ, On dirait que Jésus et ses disciples font pendant à David et et à ses compagnons, et que, Jésus, plus grand que David, dispense ses disciples du sabbat, comme David est censé avoir dispensé ses compagnons de la loi qui leur interdisait l'usage des pains de proposition. Or ce n'est pas ainsi que l’exemple est compris ; car c’est la faim, et par la faim Dieu même qui ont dispensé David avec ses compagnons, et qui dispensent les disciples de Jésus. La première réflexion : « Le sabbat a été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat », est donc dans le même esprit que l'exemple cité, et a pu servir à le confirmer: mais on n’en peut dire autant de la

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