‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 409 sur 807 · V. 8. xdctoc ydo éottv z0Ù saBfdrou 6 vios <où ay0poro · texte numérisé non relu

V. 8. xdctoc ydo éottv z0Ù saBfdrou 6 vios <où ay0poro

3. V. 27. xat édeyev adroic ‘ z0 o4BBatoy dx z0v Xvfowzov éyévero, ai 097 0 &vÜcwros Ôtx to séfGarov. La reprise zai £keyey airoïe peut avoir pour objet de marquer la conclusion du discours, mais elle pourrait marquer le passage à une autre source ou à un autre contexte que la source ou le contexte où on a pris lexemple. Il est bien risqué de motiver la reprise par l’omission de Mr. 5-7.

déduit se clement de la première. De ce que l'homr pas fait pour le sahbat, il suit que l’homme peut être dispensé 4 du

sabbat, quand le sabbat lui serait nuisible au lieu de lui être utile,

non qu'un homme tel que David ou bien le Messie ait le droit d'en dispenser. La seconde réflexion paraît donc avoir été surajoutée.

Si l’on admet cette hypothèse, l'emploi de la formule « Fils de l'homme » ne fera plus difficulté, car la sentence, dans sa forme actuelle, pourra être attribuée à une époque ultérieure du ministère de Jésus !, ou mieux encore à l'évangéliste. Dans la première sentence, Jésus parle comme s'il voulait interpréter l'intention de Dieu législateur selon sa signification véritable, et il tire cette signification de la conscience quil a lui-même des intentions divines, plutôt que des textes bibliques concernant le sabbat *. Mais il ne se fonde que sur la certitude de cette conscience, non sur sa qualité de Messie, pour émettre son interprétation ; il n'affirme pas son autorité sur les petits commandements *, car il ne songe pas à les abroger même partiellement, et il reconnait à tout homme le droit d'entendre comme lui le précepte du sabbat. Ce n'est pas raison pour penser que « fils de l'homme », à la fin du verset, signifierait « homme » en général : car, dans ce cas, l'expression araméenne ayant dû être la même dans la sentence précédente, on aurait traduit uniformément

fils de l'homme », ou « homme », dans les deux parties de cette déclaration. Jésus, d'ailleurs, n'aurait pas dit que l’homme est maître du sabbat institué par Dieu.

Ni Matthieu ni Luc ne semblent avoir compris la profondeur.

morale de la première sentence : ou bien ils ont jugé qu'elle pouvait préter à des conclusions dangereuses ‘, ou bien ils l’ont négligée

Sur l'absence de Mc. 27 dans D, voir p. 513, n. {. Ss. lit : « Le sabbat a été fait pour l’homme ; c'est pourquoi le maître du sabbatest le Fils de l'homme. » Pourla forme de la sentence, cf. I Cor. xt, 9; pour une idée analogue, II Macu, v, 19. On lit dans le Talmud, Joma f. 85, et dans Mechilta in Ex xxxr1, 13 : « Le sabbat est vôtre, et vous n'êtes pas au sabbat » (Horrzmann, 123).

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