‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 413 sur 807 · Cf. supr. p · texte numérisé non relu

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un travail défendu; d'après Jésus, c'est un bienfait, une bonne œuvre; or faire du bien est un devoir et un droit de tous les jours, contre lequel il n'y a pas de loi; si l’on n'a qu'à vouloir pour sauver la vie d'un homme, et qu'ons’en abstienne, on le tue: la défense de lui faire du bien équivaudrait, dans ce cas, à un ordre de faire le mal ; empêcher quelqu'un de guérir un malade le jour du sabbat, lorsque cela dépend de lui, est vouloir qu'il abandonne le malheureux à la souffrance qui l’accable, et à la mort qui le menace; telle ne peut être la volonté du Père céleste. Argument ingénieux, prèésque subtil, mais fondé sur le bon sens et le principe de la pure charité. Les pharisiens se gardent bien d'y répondre; ils ne peuvent ni nosent le contester, et ils ne veulent pas y adhérer. Jésus promène sur eux un regard où il y a de l’indignation et de la tristesse |, car il sent que ses paroles de vérité et d'amour glissent, sans y pénétrer, sur ces intelligences étroites et ces cœurs froids ; puis il s'adresse de nouveau à l’infirme, lui commandant d'étendre sa main inerte et repliée. L'homme étend sa main, redevenue vivante et libre ?.

Ni Luc ni Matthieu ne parlent du sentiment éprouvé par Jésus, et de la colère qui animait son regard. Que ces traits descriptifs soient adventices dans Marc et n’y aient pas encore existé quand les deux autres évangélistes y ont puisé ce récit *, on le croira difficilement ; car on devait être, avec le temps, beaucoup plus enclin à omettre qu’à ajouter des détails de ce genre, qui sont vraiment humains, et où l’on soupçonnerait parfois l'impression du témoin, mais qui n'ont aucune signification pour la christologie. Le Jeu muet des pharisiens qui observent Jésus se transforme ehez Matthieu en question insidieuse : « Est-il permis de faire une cure le jour du sabbat ‘? ». Les pharisiens pensent que non; ils sont

1. Mc. 5. zai rsouBledduevos adrobe uet'Opyñs, suvAuroUuEvOs Ent zÿ rwpuazt (D el probablement Ss. vezpuiaer) tic 2apôlac adr@v, Aya t® avBpwzw. Le. 10. xat rept- BasYäduevoe Tdvras avrob (ce regard circulaire n'a plus de signification, et Luc aurait mieux fait de le supprimer entièrement) eixey aûr®. Mr. 13. s0te Aéyer ro 2V0c7 0.

2. Mc. Le. ai anexareotéün ñ yeie avrod. Mr. zai àrexatessaün byins 6 n &XAn. Le cas de Jéroboam (1 Rois, x, 6), allégué par Hozrzmann, 56, comme source partielle du présent récit, est assez différent de fond et de forme.

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