‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 425 sur 807 · SE · texte numérisé non relu

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A. Loisy. — Les Évangiles synopliques 34

thieu !, est à interpréter de la même manière ?. On ne pe voi là un numéro d’ordre, qui serait superflu, ou qui aurait exigé p D la suite un autre numéro devant chaque nom d’apôtre.

Les deux fils de Zébédée ont été appelés Boanergès, « fils tres tonnerre * », et l'on suppose que c’est à cause de leur zèle ardent. La formule sémitique employée par Jésus a été expliquée par l'évangéliste, parce que la tradition n'en avait pas fait grand usage, le surnom n'étant pas individuel, et les deux frères n'ayant pas dû être ainsi appelés hors de la Palestine, ou bien même du cercle primitif de l’Église apostolique. Le nom araméen de Céphas # avait été remplacé de bonne heure par son équivalent grec, lequel n'avait pas besoin d’être interprété. André et Philippe sont des noms grecs. Barthélemy est un nom patronymique ”, et celui qui le portait devait avoir un autre nom personnel : ce n'est pas raison pour l'identifier avec le Nathanaël 5 du quatrième Évangile ?

Marc et Luc nomment simplement Matthieu; le rédacteur du premier Évangile joint à ce nom la qualité de publicain 5, afin de marquer l'identité de cet apôtre avec le péager dont la vocation a été racontée plus haut. Si les deux autres évangélistes ne donnent pas ce renseignement et s’abstiennent d'identifier l’apôtre Matthieu au publicain Lévi d’Alphée, ce ne peut être pour ménager sa répu-

1. V. 2. zo@zos Etuwy 6 Aeyouevos Tlérpos. Comme Jésus parlait araméen, [lércos n'a pas été d'abord le nom grec du disciple dont le nom araméen était Siméon ; il s’agit d’un surnom araméen lvoir n. #).

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