‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 436 sur 807 · xx · texte numérisé non relu

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CS

Jésus, parlant en prince du royaume de Dieu, se mont grand que Moïse: sa Loi n'est pas une loi de crainte, et Ie mière parole du nouveau législateur est un cri d'espérance éternelle.

Au fond, le rédacteur exploite ce que Marc! a dit de la montagne où Jésus s'est retiré pour constituer le corps des Douze. L'indication de Marc était générale: elle devient idéale dans Matthieu ; y chercher une détermination géographique précise n'est guère plus expédient que pour la montagne de la tentation. La tradition qui met à Kurun-Hattin la montagne des Béatitudes était inconnue des anciens. Saint Jérôme ? dit que le discours à été prononcé sur le Thabor ou sur quelque autre sommet. Disons qu'il a été prononcé « sur la montagne », comme le Décalogue, et nous rencontrerons la pensée de l'évangéliste.

Dans son introduction au discours, Lue a simplement suivi Mare, mais en faisant une transposition. Marc, ayant résumé en quelques traits expressifs le ministère exercé par Jésus, durant un certain temps, auprès du lac de Tibériade, a conduit le Sauveur sur la montagne où il choisit ses douze apôtres. Le troisième Évangile intervertit l’ordre de ces deux tableaux * ; ayant raconté la guérison de l’homme à la main paralysée ‘, il mène d’abord le Sauveur sur la montagne où a lieu l'élection des apôtres *, puis il le fait descendre, non pas jusqu'à la mer, mais jusqu'à une plaine où il rencontre la foule, opère les miracles que Marc dit avoir été faits près du lac, et prononce le discours qui est, dans Matthieu, le discours sur la montagne. La transposition, attestée par la comparaison des textes et l'embarras de la transition Ÿ, n'a pas d'autre motif que de préparer un grand auditoire pour une grande allocution. Le « lieu de plaine » est pour placer aisément la multitude et la mettre à même d'entendre le prédicateur 7. S'il n'est pas question de la

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