‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 438 sur 807 · MH. Ewazp, ap. Hozrzmann · texte numérisé non relu

MH. Ewazp, ap. Hozrzmann

En Mr. x cf supr.p. 526.

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lièrement Jésus, il est facile de voir que, selon l'évangéliste luimême, le discours a eu lieu lorsque le Sauveur avait déjà beaucoup de disciples attachés à sa personne, et sans doute après le. choix des Douze, comme le veut Luc. On peut même penser que Matthieu, en parlant des disciples, a songé surtout aux Douze, dont il ne donnera la liste que plus loin. On dirait qu'il a voulu représenter Jésus sur la montagne, comme Moïse sur le Sinaï, les disciples auprès de Jésus, comme les anciens autour de Moïse, et le peuple au bas de la montagne, comme les enfants d'Israël pendant la promulgation de la loi d'alliance !.

Il n’en reste pas moins que la combinaison paraït artificielle dans les deux Évangiles; que le discours, c'est-à-dire l'instruction qui a servi de base à la composition actuelle, doit avoir été adressé primitivement aux disciples; qu'il n'y avait aucune raison de mentionner spécialement ceux-ci après avoir constitué un auditoire avec la foule, si la source primitive n'avait pas mis le discours en rapport avec les disciples; qu'on voit bien l'intérêt de la combinaison dans Matthieu, où elle correspond au développement et au caractère que l'évangéliste donne à l’ensemble de l’instruction, mais qu'on le voit beaucoup moins dans Lue, où le discours est plus bref et n'apparaît pas comme une nouvelle Loi, opposée à l’ancienne, et promulguée avec solennité, comme la Loi mosaïque, devant un peuple assemblé.

.On conçoit que certains critiques admettent aisément une influence de Matthieu sur Luc, soit que le rédacteur du troisième Évangile ait connu le premier dans sa forme actuelle ?, soit qu'il l’ait connu sous une forme plus ancienne, avant l'addition des récits de l'enfance et d’autres parties propres à Matthieu, que Luc semble avoir absolument ignorées. Du moins peut-on dire que la combinaison adoptée par Matthieu et par Luc n’est pas primi-

1. Ex. xix-xxiv, 11. On ne peut s'attendre à ce que la mise en scène soit tout à fait identique ; c’est pourquoi l’objection de WeLLHAUSEN, Mt. 13, tirée de ce que lahvé seul, en haut du Sinaï, parle pour promulguer le code de lalliance, ne parait pas recevable.

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