Jücicner, II
4. vis. 16, o50eiç 0è Asyvov bas xahkônTet adrov oxsûer 7 broxdte xAivne ={Onoiv.
5. x1, 33. ovdels ôyvoy &bac ele xpurthv tiinouv. Ss., le ms. L et quelques autres témoins omettent les mots o28è ÿrû +ôv 6310v, qui doivent s'être introduits dans le texte ordinaire par influence de Marc et de Matthieu. Dans vu, 16, Luc a remplacé uoûtos par ox:d05, soit parce qu'il préférait un terme plus général, soit parce qu’il ne voyait pas la place du 60104 dans le mobilier d’une petite maison palestinienne ; il prend ici xpvzz1, pour changer, et n'a pas dû vouloir amener ensuite le uoûtos supprimé dans le premier passage. Une cachette et le boisseau vont assez mal ensemble.
mise sur le support pour éclairer. Il est possible que Luc ait écrit : « ceux qui entrent l », au lieu de « ceux qui sont dans la maison », parce que, dans l'interprétation allégorique, la lumière chrétienne est destinée aux gens du dehors. |
Matthieu seul donne une explication de cette sentenee. Il a gardé la forme de comparaison : de même qu'une lampe est allumée pour éclairer la maison, ainsi la lumière des disciples, c’est-à-dire la vraie justice qui cst en eux, avec la connaissance de la vérité, doit briller devant les hommes par le moyen des bonnes œuvres, de façon que les hommes reconnaissent Dieu en ses vrais serviteurs, qu'ils le louent et s’attachent à lui. La profession de la foi et la prédication de l'Évangile ‘ ne sont pas spécialement recommandées. De même, les bonnes œuvres sont, en général, les actes des vertus chrétiennes, abstraction faite de la discrétion qu’il convient d'apporter en quelques-unes, par exemple dans l’aumône. L'évangéliste n'entend pas recommander l’ostentation dans la pratique du bien, et si les expressions qu’il emploie trahissent quelque peu sa pensée, c’est qu'il ne réussit pas à mettre sa glose en complète harmonie avec le texte. Mais il veut dire que la vie du chrétien doit être parfaite, afin d’être lumineuse, édifiante, attrayante pour la société au milieu de laquelle le chrétien vit; celui-ci doit viser directement la bonne œuvre, non l'effet à produire sur les gens d’alentour. L'application est naturelle; il est permis de se demander si elle est primitive ?. Le contexte de Marc pourrait en suggérer une autre qui serait peut-être plus satisfaisante : le royaume des cieux n'est pas pour être tenu secret ; dans l'humilité de sa préparation par l'Évangile, on peut le dire caché, mais 1l est destiné à éclairer le monde, et il ne tardera pas à briller. Matthieu était capable de tirer une leçon morale d’une sentence qui d'abord se rapportait à l'avènement du royaume. Quant à Luc, il parait entendre la comparaison dans un sens analogue à celui de Matthieu.
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