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ou de l’un des sujets qui sont abordés dans le discours. Non set ment il est possible qu'on l'ait accusé de ruiner ainsi la Loi, maïs
il parait inévitable que cette accusation ait été plus d’une fois sou=
levée, sinon dans les premiers temps du ministère galiléen, au moins dans la suite et vers la fin. A cette accusation Jésus n’a pu faire d'autre réponse que celle qu'on lui attribue, et qu'il est permis par conséquent de tenir pour authentique, à savoir, qu'il ne détruisait pas la Loi, mais qu'il la perfectionnait, et conformément aux
intentions du Législateur suprême, écrites aussi dans le texte
sacré, comme il arrive pour le divorce. Il n'abrogeait done pas la Loi ; il y retrouvait le sens de Dieu, l'intention de la Providence.
Ainsi entendu, le mot «accomplir » exprime exactement la situa=
tion de Jésus à l'égard de la Loi, tant en ce qui regarde sa conduite que le reste de ses discours : c'est done ce sens que l’on doit retenir comme étant celui du Christ lui-même. Supposer qu'il voyait dans l'accomplissement de la Loi l'exécution minutieuse de toutes les prescriptions légales est mettre dans son esprit et dans sa conduite une contradiction ! flagrante et perpétuelle, qu'il n'aurait pu
manquer de sentir. Lui prêter l'idée d'une réalisation de prophéties
et de figures est méconnaitre l'esprit général de son enseignement, …
où l’allégorie mystique ne tient aucune place, et la donnée fonda= …
mentale du discours, qui est le perfectionnement moral de la Loi, selon l'esprit de son institution, non l'accomplissement de prédietions et de types. Ces deux idées néanmoins sont dans le discours : la première s'attache naturellement à ce qui va être dit sur l'immutabilité de la Loi; la seconde est introduite par l'évangéliste,
grand amateur de prophéties et de typologie, pour corriger la.
première.
Jésus dirait, et très solennellement, qu'il n'y aura pas, tant que durera le monde, une seule lettre de la Loi qui soit supprimée, Matthieu dit « qui passe », et pas même un seul trait; dans Lue, qui ne ‘parle pas de lettre, il est dit que pas un seul trait ne tombera. Les traits en question sont de petites lignes ou cornes qui servaient à distinguer entre elles, dans l'écriture, les lettres sem-