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3. V. 20. Xiywo yag Oui Or av un repiosedon OuGv drxuosbvn 27À. Cf. l'emploi de Gtxxtosovn dans 11, 15 ; v, 6, 10, où le mot et l'idée sont aussi de l’évangéliste. L'omission du v. 19 (65 d’av rowon xrÀ.) et de tout le v. 20 dans D paraît due à une erreur de transcription (homéotéleuton =üv o)pav&v), et il n’y a pas lieu d’en conclure {avec WELLHAUSEN, Æ. 79, Mt. 19) l’inauthenticité du vw. 20.
justice ne l'emporte sur celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » Cette explication ne peut se rapporter naturellement qu'à ce qui précède ; on la met en rapport avec le début du discours !, parce que l'idée qu’elle exprime s'accorde mieux, en réalité, avec ce début qu'avec la recommandation d’exacte fidélité à la Loi; mais cette recommandation ne se présente pas comme une parenthèse, ni comme un morceau intercalé après coup dans le texte de l'évangéliste ?, et la réflexion sur la justice des pharisiens ne vient pas comme une transition nécessaire entre le principe énoncé en tête du discours et ses différentes applications. Celui qui l’a écrite avait dans l'esprit ce qui vient d'être dit sur le plus petit et le plus grand dans le royaume des cieux ; pour passer de là aux instructions particulières, il a ramené l'idée du commencement, véritable exorde du discours, en la traduisant à sa manière, et la mettant en rapport avec l’admission au royaume : pour entrer dans le royaume, ne faut-il pas réaliser la Loi en sa plénitude idéale, qui est l'accomplissement de tous les préceptes, petits et grands ? Cette liaison, est artificielle, mais l’évangéliste l’a voulue ; il n’entendait pas, il ne voulait pas qu'on entendiît la négligence et l’observation des menus préceptes par rapport à la lettre de la Loi; il a tiré le meilleur parti possible d'un texte qu'il ne croyait pas devoir omettre, et dont la signification réelle le déconcertait.
Ce texte est antérieur à Matthieu *, qui l’a trouvé dans sa source, où Luc le lisait pareillement. Luc “ s’est permis de le transposer et de n’en garder qu'une partie, mais il témoigne à sa façon contre l’addition : « jusqu'à ce que tout arrive », en montrant que l’équilibre primitif de la sentence était fondé sur le parallèle établi entre la durée indéfinie du monde et celle de la Loi. Tout le passage n’en est pas moins étranger à l'enseignement du Sauveur et à la première rédaction du discours sur l'accomplissement de la Loi par l'Évangile. S'il ne correspond aucunement à l'attitude de Jésus à l'égard de la Loi, il correspond fort bien à celle des judéochrétiens
. Hozrzmann, 208.
. Socrau, Unsere Evangelien, 143. Horrzmann, loc. cit. . WEerNLe, 229-231.
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dans le à célesté !; car on a l'air de lui emprunter S expressions ?, et l'on n'a pas seulement en vue des gens qui négligent la Loi, mais qui enseignent qu'on peut la négliger, qui instruisent les autres à le faire. Néanmoins l’auteur judéochrétien ne se permet pas de damner Paul et ses adhérents ; il se contente de leur assigner la dernière place parmi les élus. Ainsi, dans le milieu judéochrétien où s’est conservée d'abord la tradition des discours du Seigneur, la rédaction dont dépendent Matthieu et Luc, on ne regardait pas le christianisme paulinien comme une erreur absolue, digne de la réprobation éternelle, mais comme une forme inférieure de vérité et de perfection.
L'hypothèse la plus vraisemblable sur l'origine de ce morceau est qu'on l'aura introduit après coup, comme une sorte de glose antipaulienne, dans la première rédaction du discours ?. Cette glose doit être ancienne, puisque Matthieu et Luc, c'est-à-dire les deux courants traditionnels que représentent ces deux Évangiles, la supposent également. Il est tout aussi facile d'en expliquer la composition, qu'il serait imposssible de la placer dans l'enseignement authentique de Jésus, sans méconnaïtre le sens de cet enseignement ou celui de la glose. Jésus n’a réellement abrogé aucun précepte de la Loi, et il n’a jamais eu à se prononcer sur la question des observances légales ; mais il n'a jamais dit non plus que ces observances eussent une valeur méritoire, et fussent d'obligation permanente relativement au royaume. La question ne s'est pas posée pour lui dans les termes énoncés par notre texte. Dans la perspective immédiate du royaume, antérieurement à tout essai d'évangélisation chez les Gentils, cette question n'existait pas. Jésus l'avait résolue cependant, en quelque façon, par la souveraine maitrise avec laquelle, sans toucher à l'autorité de l'Écriture, il avait ramené la Loi à son essence morale, et fait la critique, non seulement des observances pharisaïques, mais des prescriptions
1. Mr. 19. ü< iv où, À937 Miav z@y ÉvroAGY Tobtwy Ty Ehayiorwy xat ÔiDaEr oÙtwz toùc àyMowrous, ÉAdytiotuc xhnnostat èv = BastAcix =Gv ovpav@v. Cf. Jac. wr,