‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 470 sur 807 · VUS · texte numérisé non relu

VUS

Seigneur. » 34. Et moi je vous dis de ne pas jurer du tout : ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu ; 35, ni par la terre, parce que c'est l’escabeau de ses pieds ; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand Roi; 36. ne jure pas non plus par ta tête, parce que tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul de tes cheveux. 37. Mais que votre parole soit : Oui oui, non non. Tout ce qu'on y ajoute vient du malin. »

Ce que Jésus énonce comme parole dite aux anciens ! ne se trouve pas textuellement dans le Pentateuque. Le Sauveur, ou l'évangéliste, combine ensemble divers passages de la Loi ? qui pouvaient être aussi associés dans l’enseignement des docteurs, et qui forment un commentaire du second commandement. Il n’y avait pas de préceptes visant directement le serment ; la Loi supposait l'usage en vigueur, et s’occupait seulement de le régler, défendant le parjure et la violation de toute promesse sanctionnée par un serment, en particulier celle des vœux faits à Dieu. Pour accomplir la Loi en ce point, Jésus supprime le serment. On a soupçonné ici une influence essénienne sur la rédaction de l'Évangile 5, et l’on allègue des passages évangéliques où Jésus lui-même aurait juré. Mais la portée de ces textes # paraît avoir été exagérée. Jésus ne jure pas, il emploie le mot amen tout exprès pour éviter les formules de serment usitées dans le discours, et en même temps pour y suppléer. Ce procédé ? confirme l'authenticité substantielle de la parole que lui attribue Matthieu. Une certaine solennité s’attachait au mot amen, et 1l est très curieux de constater que Jésus, tout en condamnant le serment, ne peut se dispenser de mettre quelque chose à la place, une affirmation religieuse au lieu d’un appel à Dieu.

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