Ps. xLvat, 3 ; xcv
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Ici encore, l'Église a fait fléchir la règle idéale établ Elle n'a pas cru que le Sauveur eût condamné d'une manière ab olue et sans aucune exception la pratique du serment. En fait, Jésus ne LS l'avait pas rejetée comme essentiellement immorale, mais comme ‘Se FR plus nuisible qu'utile à l'honneur de Dieu, et comme superflue dans % | le royaume des cieux, ou dans une société organisée selon l'Évan- … gile. L'utilité sociale, et l'on peut même dire la nécessité permanente du serment montrent que le programme évangélique est loin d’avoir encore été réalisé ici-bas dans sa perfection. Il n’en est pas moins à noter que, si l'athéisme regarde le serment comme une formalité dénuée de raison, la religion la plus pure et la moralité
la plus haute, pour des motifs tout autres, en ont jugé de même
par la bouche de Jésus. Ce qui convient à l'honneur de Dieu et à y la dignité de l'homme est la simple expression de la vérité; tout ce que l'homme y ajoute, pour donner plus de garantie et d’auto- "4
rité à sa parole, part d'un mauvais principe, le péché ou Satan !. Du point de vue évangélique, la légitimité du serment ne peut donc être que relative, comme d'un moindre mal, moyen de retenir l'homme sur la pente du mensonge où il est toujours prêt à glisser.
Marru. v, 38. « Vous avez entendu qu'il a été dit : « OEil pour « œil, et dent pour dent. » 39. Et moi je vous dis de ne pas résister au méchant; mais si quelqu'un te soufflette à la joue droite, tends-lui aussi l’autre. 40. et si quelqu'un
veut plaider contre toi et prendre
ta tunique, abandonne-lui encore le manteau; 41. et si quelqu'un te met à la corvée pour un mille, fais en deux avec lui; 42. donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi.