V. 46. riva uuodov Eyete; Cf. v. 47. ti nepuooôv noueïte
4. Le. 34 se réfère à 30, comme 32 et 33 à 27; mais il est très curieux que le prêt ne soit pas formellement indiqué dans le v. 30, tandis qu'il l’est dans le passage parallèle, Mr. 42; sans s'en apercevoir, Luc se réfère à sa source plutôt qu'à son propre texte.
désire LUS AS
mot « pécheur », dans ce cas, sonne mal, attendu que le prèt sans intérêt est de droit entre Juifs, sans être pour cela une coutume des « pécheurs », publicains ou païens. Cet exemple a donc été modelé sur les précédents par l'évangéliste. L'idée ne laisse pas d'être la même que plus haut : donner à qui demande, et se laisser prendre ce quon a, sans réclamer. Celui qui prête ne doit pas renoncer seulement aux intérêts : l'usure était défendue entre Israéhtes, et l'Évangile en défendant simplement de percevoir un intérêt, n'aurait pas fait mieux que la Loi. Il faut prêter sans espoir de recouvrer, en nature ou en équivalent, ce que le prochain demande à emprunter. Et pour retrouver ce que Matthieu a dit d'abord de la nécessité de l'amour des ennemis chez ceux qui veulent être les enfants d'un Dieu bon, Luc récapitule toute l'instruction dans les trois conseils d'amour des ennemis, de bienfaisance, de prêt sans retour, qui justifient la récompense céleste, et valent à ceux qui les pratiquent la qualité de « fils du Très-Haut ».
La formule ! que nous traduisons : « sans rien attendre en retour », a été diversement interprétée. Le sens indiqué parait exigé par le contexte; mais le texte donnerait, selon l'usage de la langue hellénistique : «sans perdre l'espoir », et l'on a supposé que cette recommandation viserait l'amour et la bienfaisance aussi bien que le prêt *. Il faudrait, même sans garantie de retour, aimer, faire du bien, prêter, et ne pas perdre l'espérance, ne pas s'imaginer que tout cela ne sert à rien ; car si l’on n’a aucune récompense à attendre des hommes, on a tout à attendre de Dieu. Idée tout évangélique en soi, mais qui serait énoncée bien subtilement et obscurément ; sans compter qu'une invitation à ne pas désespérer de Dieu parait superflue et presque choquante. « Prèter sans espoir » s'oppose à « prèter avec espoir ? », non à tous les actes de charité. Ou bien Luc a détourné le mot grec de sa signification ordinaire, et l'entend au sens d'espérer, ou bien le texte a subi quelque altération #. La suite : « Et votre récompense sera grande », donne à entendre
FRA à LRU 1. V. 35. davere undèv arsArVovzes.