‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 491 sur 807 · V. 9. otus oùv rposebyeofe Oueïs · texte numérisé non relu

V. 9. otus oùv rposebyeofe Oueïs

3. La Didaché paraît dépendre de Matthieu (cf. p. 597, n. 1 et supr. p. 17). Dans le texte de l'Oraison dominicale, on relève les variantes suivantes par rapport à Matthieu : àv +@ odoav®, ryv 0gstkny qu@y, apfsuev.

&. Après toù rovnpoÿ üt o0ù oriv N Duvaute xx) N DO els robe aivas. Le texte reçu ajoute ÿ Bastheta xai devant ñn düvauxs, et à la fin aurv.

5. La doxolosie ne se trouve pas dans NBD. Le rapport des vv. 14-15 avec la prière serait inintelligible si cette doxologie était primitive. On la trouve chez les Pères grecs à partir de Chrysostome, mais Tertullien, s. Cyprien et la Vulgate ne la connaissent pas.

ment de ses desseins, de la manifestation de sa gloire, passe avant l'intérêt de la créature. La seconde a pour objet les besoins temporels et spirituels de l'homme dans la vie présente. En Matthieu, la troisième demande : « que ta volonté se fasse sur la terre comme au ciel », ménage la transition d’une série à l’autre, la supplication descendant, pour ainsi dire, du ciel sur la terre. La seconde série contient quatre demandes, ou trois seulement, selon que l’on compte ou non : « mais délivre-nous du mal », comme une demande distincte de : « ne nous induis pas en tentation ». La structure grammaticale du discours inviterait à ne compter que trois demandes dans la seconde série, ce qui ferait six pour toute la prière, les deux séries étant chacune de trois demandes. En faveur de l’autre computation, l’on peut alléguer que la proposition : « mais délivre-nous du mal », ne se confond pas, comme demande, avec la proposition principale dont elle dépend; et il ne faut pas oublier non plus la prédilection de l’évangéliste pour le nombre sept. Luc n'a que deux demandes dans la première partie, et trois dans la seconde, en tout cinq, juste autant que l’on peuten compter sur les doigts de la main !.

On adressera la prière à « notre Père qui est aux cieux » ?, selon l’idée populaire que tout le monde, Juifs et païens, se faisait du séjour de la Divinité. La formule a une couleur tout à fait hébraïque. Matthieu l’emploie fréquemment; Mare ne l'a qu'une fois ; Luc ne s’en sert jamais, bien qu’il la connaisse *, et il l’a évitée, soit comme inutile à retenir, soit peut-être comme susceptible d'une interprétation trop matérielle. Il dit ici, comme dans les prières où Jésus s'adresse lui-même à Dieu : « Père # ». Le déve-

1. Horrzmanx, 363. Harnacx, Sprüche und Reden Jjesu, 48, supprime les premières demandes comme rédactionnelles, et commence la prière par la demande du pain quotidien. Critique assez arbitraire, peut-être tendancieuse (élimination du royaume à venir), les variantes de Luc n’autorisant pas un procédé aussi radical.

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