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5. V. 10. ysvnbrso 70 D£lnué cou, Ge àv odoav® xat ri yñs. Cf. xxvi, 42, qui présente un rapport plus étroit pour l'expression que pour l’idée, l'Oraison dominicale contenant un vœu positif, d'objet universel, non un acte d'abandon à une volonté particulière de la Providence.
D 17. A n VAE +. à ; LS , volonté divine, que l’on désire voir exécutée sur la terre, est san doute encore le terme providentiel assigné aux destinées de l'huma-
nité, la réalisation finale du plan divin, la ruine de Satan et de son. *
influence, la réorganisation de ce monde, conformément aux intentions du Créateur manifestées dans les anciennes prophéties, de telle sorte que le monde terrestre et humain se gouverne aussi parfaitement que le monde céleste et angélique. Mais, en attendant cet accomplissement suprême, l’on demande que les hommes, dès maintenant, réglant leur volonté sur celle de Dieu, se rapprochent tou-
jours davantage de cet idéal qui est placé devant leurs yeux sous |
la forme d'une espérance éternelle.
Ces trois premières demandes ne laissent pas de se rapporter au même objet, envisagé sous trois aspects différents : honneur rendu à Dieu par la créature, manifestation de la gloire de Dieu, exécution de sa volonté. Tout cela ne sera parfait que dans la manifestation glorieuse du règne’ messianique, dont on demande par trois fois l’avènement, et qui importe en même temps à l'honneur de Dieu et au bonheur des hommes. Mais tout cela se prépare dès aujourd’hui, et le germe divin de la vie éternelle grandit à travers mille obstacles, le nom de Dieu est déjà glorifié, son règne s'affermit, sa volonté s'impose de plus en plus aux volontés humaines. Que ce progrès donc s'accélère et atteigne son terme ! A cette fin, l'humanité a besoin d'être soutenue, parce que son indigence est extrême, et qu'elle marche vers Dieu par un chemin des plus périlleux. Les dernières demandes, concernant les besoins matériels et spirituels des hommes, sont subordonnées aux premières. C'est pour être en état de faire en ce monde la volonté de Dieu que le chrétien implore le pain de chaque jour, et pour ne pas faillir à sa vocation éternelle, qu'il désire n'être pas induit en tentation.
« Donne-nous aujourd'hui notre pain suflisant !. » Dans Luce: « Donne-nous chaque jour notre pain suffisant ?. » Le mot « pain » est employé ici, comme il arrive souvent dans l'Ancien Testament, pour désigner la nourriture en général. On demande ce qui est nécessaire à l'entretien de la vie corporelle. Le mot grec que nous traduisons par « suffisant * », et qui se rencontre seulement dans
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