‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 503 sur 807 · B.Werss, E · texte numérisé non relu

B.Werss, E

52070< r060v, Le. 35, substitue le simple conseil : ox07et oùv un TO o@s TO Ëv oo 52670ç éstiy. Puis il ajoute, v. 36 : ei oùy to süu4 oov Dhoy owTELYOV, UN ÉYwWV Lépoc TL SxOTeLVOV, Éctat Swreuvoy Ohkov G< Otay 6 Adyvos Ti aotearÿ owrUn 5e. Ss. (confirmé par deux mss. lat.) lit ainsi ce v. : « Si donc ton corps, quard il n’a pas en lui de lumière qui brille, est ténébreux, ainsi, quand ta lumière brille, elle éclaire. » Jüricner, II, 107-108, conjecture que la sentence a dû être rédigée d’abord en cette forme : (34 a) « Le flambeau de ton corps c'est ton œil. (36, comme dans Ss.) Si donc ton corps, ete. (35). Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. » Le v. 34 b viendrait de Matthieu, et le texte ordinaire du v. 36 serait glose parallèle à 34 b. L’avertissement s’adresserait aux gens qui ont des yeux pour ne pas voir, ou bien signifierait qu'il faut garder, dans [a vie de l'âme, la lucidité de conscience qui y est aussi indispensable que la santé de l'œil à la vie corporelle. Brass (Lucas, 5%) omet simplement le v. 36, avec D et plusieurs mss. lat., en retenant le v. 35, que les mêmes témoins remplacent par Mr. 23 b. x

3. Le rattachement de cette sentence à Lc. x, 34 (Hozrzmann, 64), ne s'impose pas.

Pense ‘is PARC € 7 mfbie ('

sition de la source commune.

Le même homme ne peut servir deux maîtres. Lue dit : « le. même homme domestique ! », et il est certain que Jésus songeait à un esclave. L'assertion n’est indiscutable qu'à cette condition. Le même esclave ne peut pas être au service de deux personnes; en effet, si l’on admet ce cas d'un seul serviteur pour deux maîtres, il y en aura un des deux qui sera sacrifié à l’autre, selon le goût du serviteur, et par conséquent un seul des deux maîtres sera servi réellement, pendant que l'autre sera négligé. L'affection ou . sion d’un esclave n'ont de sens que par rapport à son service ?. Le maitre aimé sera celui que l’esclave préférera soigner ; le maître haï sera celui qu'il délaissera pour l’autre. Tout cela doit s'entendre au sens propre, et ne signifierait rien comme allégorie. C'est le premier terme d’une comparaison, dont le second est : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ?. » Il est tout aussi impossible à un homme quelconque de servir Dieu et Mammon, qu'à un esclave de servir deux maîtres à la fois.

Mammon est un mot araméen ‘ qui signifie « richesse », et qui représente ici la fortune comme une espèce d'idole, l'opulence personnifiée. C’est la richesse en soi, et non seulement la richesse mal acquise, ou bien il faut dire que l’on ne conçoit pas de richesse bien acquise. Si on l’appelle « Mammon d'iniquité * », c'est en tant que puissance souveraine dans un monde livré à l'injustice ?, et plus encore parce que l'injustice est comme naturellement liée à la recherche, à la possession, à l'usage de la richesse 7. A plus forte raison Mammon n'est-il pas le diable. L'incompatibilité est absolue entre le service de Dieu et la poursuite des richesses. Il serait arbitraire d'entendre qu'on ne doit pas servir à la fois Dieu et Mammon,

1. oùdeis otxitns. Mr. oùôcis. Rien ne prouve que le mot oïxirns ait été ajouté PE Luc.

Jüzicner, Il, 112.

LS

. où uvasle DeG douhsderv at Ham.

Page 1