Mr. mr
des ronces, des figues et des raisins, ne comporte pas de s tion allégorique. SES
Il en est des hommes comme des arbres. Ce qui fait un arbre bon ou mauvais, c'est la valeur de son fruit. On ne trouve pas un bon fruit, comme la figue ou le raisin, sur l'épine ou la ronce : de Ds même, les fruits de vertu ne se rencontrent pas chez les hommes pervers. D'après le contexte de Luc, il semblerait que le bon fruit de l'homme soit la parole. Mais la sentence concernant le rapport des paroles avec les sentiments du cœur est à prendre indépendamment | du contexte. Cette sentence n'a pas été conçue en vue de fournir un 3 moyen de discerner la valeur des hommes; elle veut expliquer leur EN discours par leurs sentiments; et maintenant, dans Luc, elle se trouve précéder une parole qui ne prouve rien pour les sentiments de ceux qui la prononcent. Jésus a pu dire que les paroles étaient l'expression naturelle et le témoignage des sentiments, sans | avoir égard à l'exception des hypocrites ; mais la juxtaposition | d’une parole menteuse et d'une semblable déclaration n’en apparaît pas moins accidentelle et artificielle. Reste à savoir si la combinaison est de Luc ou de la source.
La remarque sur la bouche qui parle de l'abondance du cœur vient bien où la rapporte Matthieu !, dans l'apologie de Jésus contre les pharisiens qui l'accusent de chasser les démons par Beelzeboul. Là aussi elle est associée à la comparaison du bon et du mauvais arbre. Luc aurait pu la prendre en cet endroit, et l’on s'est même demandé si la comparaison n'en viendrait pas aussi, le discours sur la montagne n'ayant contenu d'abord que la remarque sur les épines qui ne portent pas de figues ou de raisins ?, Cependant la comparaison s'accorde avec la remarque, et les deux devaient être associées déjà dans la source d'où Matthieu et Luc dépendent pour le discours sur la montagne. Il reste probable, ou bien que cette source contenait deux fois la comparaison du bon et du mauvais arbre, et, dans ce cas, la sentence concernant le cœur et les paroles, qui se serait trouvée où la met Matthieu, aurait été rapportée par Luce dans le présent discours ; ou bien elle ne la contenait qu'une fois, et dans ce cas, ce serait plutôt Matthieu qui aurait transposé comparaison et sentence dans l'apologie de