xu, 33-35. | 2. Cf. Jüzrcuer, Il
Jésus contre les pharisiens. Cette dernière hypothèse n'est peutêtre pas moins vraisemblable que l’autre. Après l'invitation à ne pas juger témérairement, et à ne pas vouloir morigéner le prochain quand on a besoin de se corriger soi-même, la source aurait présenté la comparaison du bon ou du mauvais arbre.
Dans le contexte, cette comparaison .ne pouvait signifier qu'une chose, à savoir, que si l'on ne doit pas juger les hommes sur des apparences et des vétilles, on a pourtant un critérium infaillible pour les apprécier, qui est celui de leurs œuvres. Il est tout aussi facile de connaître la valeur respective d'un homme vertueux et d'un homme vicieux, qu'il l'est de faire la différence entre la vigne ou le figuier, et les épines ou les ronces. À cette première considération sur le mérite des hommes d'après leurs œuvres pouvait s'adjoindre dans la source, tout comme dans Luce, une considération sur le mérite des hommes d'après leurs bons et leurs mauvais discours. Ce n’est pas la sincérité des paroles que l'on fait valoir, mais leur bonté ; une parole non sincère serait une parole mauvaise, qui procéderait d'un mauvais cœur. L'on pourrait done encore reconnaître les hommes à la qualité de leurs discours : paroles de vérité, d'édification, qui procèdent du trésor que possède un bon cœur, et qui sont en rapport avec les sentiments purs comme avec la conduite irréprochable de celui qui les dit ; paroles de mensonge et de scandale, qui procèderaient de la triste réserve que possède un mauvais cœur, et qui sont en rapport avec les sentiments pervers et la conduite suspecte de celui qui les profère. La bouche parle de ce dont le cœur est plein. Des paroles hypocrites sortent d'un cœur fourbe, et ce cas ne contredit nullement le principe posé. Quand on aura constaté la fausseté du discours, on sera édifié sur la valeur de l’homme. Enfin cette réflexion sur les paroles pouvait amener la déclaration concernant les protestations mensongères de fidélité ; mais l'espèce d'incohérence que celle-ci présente, au premier abord, relativement à ce qui précède, aura déterminé Luc à l'omettre presque entièrement, pour la transporter ailleurs, et à n'en retenir ici qu'une formule d'introduction à la parabole, tandis que Matthieu, gardant et mème développant la déclaration, aura déplacé ce qui regarde le trésor du cœur et la parole, et se trouve amené ainsi à répéter plus loin son allégorie du bon et du mauvais arbre, à raison du lien que la source établissait entre les deux.
Marru. vu, 21. « Ce n’est pas tout Luc, vr, 46. « Et poi rquoi } homme qui me dit : « Seigneur, pelez-vous : « Seigneur, Seigneur
Seigneur », qui entrera dans le et ne faites-vous pas ce que je
royaume des cieux; mais celui qui dis? »
fait la NOIRE de mon Père qui est (x, 26. « Alors vous vous met-
aux cieux. 22. Beaucoup me diront trez à dire : « Nous avons mangé en ce Ra : « Seigneur, Sei- et bu en la présence, et {u as engneur, n'est-ce pas en ton nom que seigné sur nos places. » 27. Et il nous avons prophétisé, en ton vous dira : « Je vous dis : je ne nom que nous avons chassé les sais d'où vous êtes; éloignezdémons, en ton nom que nous vous de moi tous, ouvriers d’iniquiavons fait beaucoup de miracles? » té.»)