LES FEMMES QUI SUIVAIENT JÉSUS
lui-même comme des témoignages de la charité envers Dieu; et que de la présence de cette charité il conclut au pardon de Dieu, qui n’a pu produire un tel amour dans une âme qu'il ne regarderait pas avec complaisance. Quiconque exerce aussi parfaitement la charité que cette malheureuse ne peut être pécheur devant Dieu !:-
Luc, vin, 1. Et il advint ensuite qu'il s’en allait par les bourgs et les villages, prèchant et annonçant le royaume de Dieu, et les Douze étaient avec lui, 2. ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries de mauvais esprits et de maladies : Marie appelée Magdalène, de qui sept démons étaient sortis, 3. Jeanne, femme de Chouza, imtendant d'Hérode, Suzanne et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens.
L'histoire de la femme pécheresse fournit à Luc l'occasion de parler brièvement d'autres femmes qui ont tenu leur place dans l'histoire évangélique. Ce n'étaient pas des personnes qui avaient mené une vie désordonnée, comme la précédente, mais d'anciennes possédées, ou des malades que Jésus avait guéries, et qui s'étaient attachées à lui pour le servir et l'assister ainsi que ses disciples, dans leurs tournées de prédication. Bien que nulle tache proprement morale n'ait été attachée à leur nom, l'évangéliste les signale après la pécheresse, non seulement en tant que femmes, mais en tant que personnes plus ou moins disqualifiées par le genre de maladie dont elles avaient été atteintes. Et l’on peut croire que Luc a généralisé plus que de raison quand il parle de femmes possédées, attendu que, venant au détail, il n'en citera qu’une dans ce cas. Mais il tient à montrer la condescendante bonté du Sauveur, qui mangeait avec les publicains, acceptait les hommages des pécheresses, et agréail les services de personnes qui avaient été possédées du démon.
Ce qu'il dit de leur présence continuelle auprès de Jésus et des apôtres ne doit pas être exempt non plus de quelque exagération. Toutes celles qu'il nomme ne devaient pas suivre la troupe évangélique, mais, selon leur condition, il y en avait qui suivaient, et d'autres qui donnaient des secours. La notice qui les concerne sert à préparer leur intervention dans l’histoire de la passion du Sauveur ?. En même temps, elle inaugure une période du ministère galiléen : Luc,