xxi1, #9, 55-xx1v
à la différence de Marc, ne prend pas Capharnaüm comme cên de ce ministère, mais représente désormais Jésus comme voyageant à travers la Galilée !. La mention des femmes s'explique done aussi par cette circonstance ; mais on ne parlera pas plus d'elles dans la suite que si elles étaient toutes absentes.
Ces femmes, au dire de Luc, étaient assez nombreuses ; mais la tradition n'avait retenu que quelques noms. La plus connue d'entre | elles est nommée la première : Marie la Magdalène, ainsi appelée e sans doute, pour la distinguer d'autres Marie *, d'après son lieu | d'origine, Magdala *, petite ville située sur la rive occidentale du lac de Tibériade ; elle avait été possédée de sept démons, et Jésus l'avait guérie. Comme il ne saurait être question ici que d'une possession réelle, d'une maladie mentale, ce trait n'autorise en aueune façon l'identification de Marie avec la pécheresse dont on vient de parler. On comprend que celle-ci n'ait pas suivi Jésus. Si Lue avait pensé que ce fût la même personne, il n'aurait pas manqué de le dire, et Marie de Magdala n'apparaîtrait pas comme un personnage nouveau dans le récit . Marie, sœur de Marthe, n'étant pas présentée par l’évangéliste comme pécheresse ni comme possédée ?, on n'a aucun motif de la confondre avec l’une ou l’autre de ces femmes, bien moins encore avec toutes les deux. Les sept démons de la Mag- 4 dalène marquent un degré ou une forme particulière de possession. On suppose volontiers que Jeanne, femme de Chouza, était veuve: mais le texte donnerait plutôt à penser le contraire 5, et il n'est pas sûr qu’elle suivit les prédicateurs : peut-être se contentait-elle de leur fournir des subsides 7. Son mari était ou avait été attaché à la
1. WELLHAUSEN, Le. 34. ; 2. Cf. xxrv, 10 : « Marie de Jacques ». É- 3. D'après P. be LaGarDe (ap. Horrzmanx, 3481, le surnom aurait signifié
« coiffeuse, friseuse » (?). | 4. vint, 2. Mapa f xahoguivr Mayôannvr, &2° %2 daruovex 27zàx Eshnsber, CF. Me. XVI 19:
5. Cf. x, 38-42. Jx xr1, 1-45, xu1, 1-8, ne présente pas celle Marie comme une pécheresse convertie, et il he l'identifie pas avec la Magdalène.
6. V. 3. za ’Iwava yovn Novfà iriccorov (cf. Mr. xx, 8) “Hzwôou. Xouta doit être le nom nabatéen NK5%2. Corpus inseript. semi. A, 1, 227.
7. BD etc. lisent Dinxôvouy 4350ïs. NA etc. air® (d'après Mc. xv, #1, dont la notice de Luc parait dépendre, bien qu'il ne donne pas les mêmes noms que : Mc. xv, 40). |
re g NE E "
rs it ou majordome. On ne sait rien par ailleurs de cette Jeanne, non plus que de Suzanne.
Les récits qui viennent ensuite sont rapportés par Marc dans un ordre différent, soit que Luc ait lui-même changé l’ordre dans une intention didactique, soit qu'il ait trouvé dans une autre source l’arrangement qu'il préfère à celui de Marc. Nous reprenons maintenant pour guide le second Évangile.
BEELZEBOUL
Marc, ut, 20-30. Marta. 1x, 32-34; xu, 22-37, 43-45. Luc, x1, 14-26 ; xx, 16.
On ne saurait dire avec précision à l'accusation formulée contre Jésus au sujet des guérisons de possé-
quelle époque se rapporte
dés. La tradition orale avait sans doute retenu l'accusation avec la
réponse, et c'est peut-être seulement la tradition écrite qui mit.
l'une et l’autre en rapport avec une circonstance particulière et un miracle déterminé.
Marc, 11, 30.
Étolevint aa maison ; et la foule s'y assembla de nouveau à tel point qu'ils ne pouvaient pas même prendre de nourriture.
21. Et les siens, (l') ayant appris, sorlirent pour le saisir, Car ils disaient : « Il est hors de lui. 22.
Etles scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient « Il a Beelzeboul, et c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. »
Matra. IX, 32. Et comme ils (les deux aveugles) sortaient, on lui amena un démoniaque muet; 33, et, le démon chassé, le muet parla; et la foule était l'admiration, di-
dans
Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël. » [34. Mais les pharisiens disaient : « C'est par le prince des
sant : «
démons qu'il chasse ‘les démons. »|
Mara. xir, 22.
Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlaitet voyait. 23.
Et toute la foule élait stupéfaite et disait : « Ne serait-ce pas le fils de David ? »
24.Maisles pharisiens, entendant (cela), dirent « [ne chasse les démons que par Beelzeboul, prince des mons. »
dé-
Luc, 14. Etul
chassa un démon
muet; et il advint, le démon étant sorti, que le muet parla, et la foule fut dans l'admiration. 15.
Mais quelquesuns d'entre eux dirent : « C'est par Beelzeboul, le prince des démons, quil chasse les démons. » 16. Et d'autres, pour le tenter, lui demandaient un signe du ciel.
LAN CE ET de abbé CO
+ ir
s, LE E