‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 563 sur 807 · DEL LAN TAPER LAS · texte numérisé non relu

DEL LAN TAPER LAS

hd se ACER EX |

: Auf MEL AQU 2 AL LE dE QUE LE au ZAR à

BEELZEBOUL 695

A s’en tenir au récit de Marc, on pourrait croire que le fait suivit de très près la vocation des apôtres, et se produisit quand Jésus descendit de la montagne, la première fois qu'il rentra à Capharnaüm après avoir choisi les Douze. Il doit y avoir là une combinaison rédactionnelle, et lincident concernant la famille de Jésus pouvait tout aussi bien, et même plus naturellement, se rattacher, dans la source de Marc, à quelque autre récit, par exemple à l’histoire du paralytique de Capharnaüm !. Dans Matthieu, le débat avec les pharisiens a lieu beaucoup plus tard, après que les apôtres ont été envoyés en mission; mais on voit qu'il y a une sorte de parallélisme entre la combinaison du premier Évangile, qui peut être celle de sa source, et celle de Marc, qui peut être secondaire par rapport à la source de Matthieu; de plus, Matthieu a deux récits qui pourraient également servir d'amorce à la controverse, et le premier vient avant la mission des apôtres. Luc a placé la dispute encore plus loin, après la mission des soxante-douze disciples, et d’autres incidents qui sont supposés se passer au début du voyage de Judée, mais sans indication particulière de temps ni de lieu ?. Les trois évangélistes veulent montrer l'attitude prise par les pharisiens à l'égard du Sauveur, et aucun d'eux n'était en mesure de reconstituer le cadre historique de la discussion qui se déroule autour du nom de Beelzeboul. Même dans Marc la dispute a l'air d'une pièce rapportée d'une autre source en un cadre conçu pour l'incident relatif à la famille de Jésus.

Jésus donc, un certain jour, quelque temps après la vocation des apôtres, entra dans une maison *. Matthieu et Luc omettent ce détail; mais le premier supposera, au cours du récit «, que le Sauveur était dans quelque habitation. Bien que Marc ne le dise pas expressément, cette maison ne peut être que celle où le peuple sest déjà porté dans une circonstance antérieure, c’est-à-dire la

AESNEC: ar, 1-49:

2. Le ms. D lit ainsi le v. 14 : zadra dè eirôvros aÿrob, roospéosrar adr& DauoTmevos xwp0<, ai Exbakovros aûtoÿ ravres Efaimaïov. Le texte ordinaire pouvait sembler insuffisant, et la transition de D parait avoir été imaginée pour combler cette lacune apparente ; mais il est difficile d'y reconnaître le style de Luc ; on y saisit plutôt l'influence de Mr. 1x, 32.

Page 1