DaLman, I
l'extérieur de son activité au principe surnaturel de se vI Une pareille distinction se comprend mieux chez les évang élis que dans la bouche de Jésus. Il est donc possible que Jésus ait dit : parler contre un homme, « un fils d'homme », est faute pardonnable, blasphémer l'Esprit divin est un péché sans rémission. L'emploi du mot « fils d'homme » prêtait à équivoque: Marc évite l'inconvénient au moyen d'une paraphrase; la version dont dépendent Matthieu et Luc identifie le « fils d'homme » à Jésus, mais n’y trouve pas de difficulté parce qu'elle distingue la parole injurieuse à Jésus homme, de la parole injurieuse à l'Esprit divin qui est en lui. Etla distinction, bien que probablement étrangère au discours du Sauveur, ne fausse pas sa pensée. Si l'on accepte cette distinction, l'on devra supposer aussi que les trois évangélistes, et non seulement Luc, ont reproduit cette parole hors de son contexte primitif; car. dans la circonstance indiquée par Marc et par Matthieu, c'est un propos fâcheux pour Jésus qui se trouve être un blasphème contre l'Esprit, et le Sauveur paraîtrait excuser ses adversaires en disant qu'un blasphème contre lui-même sera pardonné. Mais en quelque occasion que Jésus ait parlé de blasphème contre l'Esprit, il a dû avoir en vue ses propres œuvres, et l'expulsion des mauvais esprits étant celle qui convenait le mieux pour cette déclaration, la combinaison des deux premiers Évangiles doit avoir le genre et le degré de vérité souhaitables en pareille matière. Quand même la déclaration aurait été formulée à propos d’autres miracles, il ne serait toujours pas naturel que Jésus la compliquât d'une distinction entre sa personne et son œuvre. Il est done probable que Mare a retenu l'idée primitive de la sentence, tout en la développant et en affirmant des péchés en général ce qui avait été dit seulement des paroles, La remarque finale, qui montre le rapport du discours de Jésus avec l'accusation des scribes, lui appartient en propre; mais on peut l'expliquer autrement que par l'intention formelle d'identifier le blasphème contre Jésus au blasphème de l'Esprit, et de corriger ainsi la distinction établie dans Matthieu. Au lieu de dire simplement que le péché contre l'Esprit ne sera jamais pardonné !, le premier Évangile décompose l'avenir en ses deux parties, le temps et l'éternité : ni
1. Mc. 29. 0< av Bhassnurion eis +0 rvedua T0 &ytov, oùx Eye &oeoiv eiz +0V aiGvæ Le! | ve er > D , 6 ' > (D omet es =. 2.), à Àù Evo 63 észiv alwviou auapriuaros (Ss. omet &A Ad xtÀ.).
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dans la vie présente ni dans la vie future le péché contre l'Esprit Saint ne sera pardonné !. L'impossibilité de pardon est absolue en ce sens, que l'endurcissement de ceux qui pèchent contre l'Esprit saint est prédestiné à un châtiment certain et inévitable. Les chances morales d'une conversion ne sont pas envisagées; on les tient d'ailleurs pour si précaires qu'elles n’entrent pas en compte.
Marru. x, 33. « Ou faites l'arbre bon et son fruit bon, ou faites l'arbre mauvais et son fruit mauvais; car c'est au fruit qu'on connait l'arbre. 34. Race de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes chôses, étant mauvais? Car la bouche parle de l'abondance du cœur. 35. L'homme bontire de bonnes choses du bon trésor, etl'homme mauvais tire de mauvaises choses du mauvais trèsor. 36. Et je vous dis que de toute parole oiseuse que les hommes auront prononcée ils rendront compte au jour du Jugement; 37. car c'est d'après tes paroles que tu seras justifié, et d'après tes paroles que tu seras condamné. »
Le rédacteur du premier Évangile ajoute à ces considérations sur le blasphème contre l'Esprit saint une pensée qui peut s'adapter au présent discours, mais qui a dù être d'abord gardée à part. Elle concerne les paroles bonnes ou mauvaises, en tant que fruit du cœur, moven de connaître les hommes, et matière de jugement divin. Matthieu ou la source dont il dépend auront voulu donner un enseignement complet sur les paroles. La comparaison de l'arbre et du fruit s'applique ici au cœur et au langage. On l'a déjà rencontrée dans le discours sur la montagne ?. Certains détails qui ont l'air de retouches, et qui servent à relier ce passage au contexte, s'expliquent peut-être mieux si l'évangéliste a fait une transposition. Ainsi l'impératif : « faites l'arbre bon ? », est destiné à montrer que le discours s'adresse aux pharisiens, et l'apostrophe : « Race de vipères, comment pouvez-vous dire de bonnes choses étant mauvais », procède de la même intention. Mais la locution : « faites l'arbre bon » n'est pas très naturelle; elle s'entend d'un Jugement que l'orateur imposerait à ses auditeurs, et l'évangéliste aurait pu aussi bien écrire : « dites l'arbre bon »:; mais le verbe « faire » vient sans doute de la source, où on lisait : « l'arbre bon
ST tante EPA - ÉSrr , Re 1. Mr. 32. 6< d'av ctrn xaxà où RVEUUATOS TOÙ Gylou, oÙx aoefrostat adté oÙre êv
Toûrw T6 av oÿre èv =® uskkovzt. Développement de Mc. 29 (cf. Dazmax, I, 130). Le. xrr, 10. = Où st; 50 Gytov rysdua Bhacomuroavr: ox àaochrisstar.