vis. 16-20 ; supr. p
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3. V. 33. à romsaze 50 Dévdpov zaÀ0v..., D rotmsate 70 DévÜcOY sarpoy #7).
seconde partie du discours au ton de la première, et qui l'a exe en voulant l'égaler, se trahit comme un complément rédactio La suite naturelle de l'instruction est celle qu'on trouve dans Luce ?:
En ayant égard seulement à ce qui précède, on pourrait … croire que Jésus, continuant son argumentation contre les phari= siens, leur reproche de n'être pas logiques, parce qu'ils porteraient sur sa personne un jugement qui serait en contradiction avec la : bonté de ses œuvres; mais cette explication est écartée par l'ensemble du contexte, les pharisiens n’admettant pas que les œuvres de Jésus vaillent mieux que sa personne. L'argument, d’ailleurs, serait abstrait et subtil. Ce sont les pharisiens qui sont visés dès l’abord. Si l'arbre est bon, le fruit est bon : les ennemis de Jésus ne peuvent donner de bons discours, émettre des jugements conformes à la vérité, à la justice et à la charité, parce que leur cœur est mauvais. Ce sens résulte clairement de l’apostrophe où Jésus déclare les pharisiens incapables d'une bonne parole. La sentence générale : « car la bouche parle de l'abondance de cœur », fortifie cette assertion; primitivement c'était la conclusion de ce qui est dit sur le trésor du cœur, d’où sortent le bien et le mal*.
Cet enseignement touchant les paroles se complète par une déclaration sur le compte que les hommes rendront à Dieu de leurs discours au jour du jugement, soit que Matthieu l'ait trouvée telle dans la source, soit qu'il l’ait prise ailleurs ou tirée de son propre fond. Le défaut de parallèle dans Luc n’est pas un argument décisif en faveur de la dernière hypothèse, attendu que la sentence ‘concernant la parole inutile a pu être omise comme embarrassante ou obscure. D'après la signification ordinaire du mot, les paroles « inutiles » seraient celles qui, n'étant justifiées par aucune raison morale, sont de nul fruit pour qui les dit et qui les entend; on en rendrait compte au tribunal de Dieu, parce que toute parole repré- . sente une pensée, un mouvement de l'âme. Cette idée paraît avoir été celle de l'évangéliste; mais on peut douter que ce soit le sens primitif de la sentence et la pensée de Jésus. Déjà quelques anciens
. Cf. var, 17-19, supr. cit.
vi, 43-45 ; supr. p. 636.
. V. 36. züv £jua àpyov.
BEELZEBOUL 715
ont entendu « inutile » au sens de « mauvais » ‘, et l'on a depuis longtemps soupçonné derrière la formule grecque une locution sémitique où « parole vaine » équivalait à parole blasphématoire ou injurieuse ?. Cette conjecture est probable, et par conséquent l’authenticité substantielle du passage. Mais la parole peut être authentique et avoir été trouvée par l’évangéliste dans le même contexte que les précédentes, sans avoir été dite dans la même occasion. La liaison avec les sentences de l'arbre et du trésor intérieur ne se fait pas très naturellement; il est possible aussi que l'évangéliste ait connu isolée la sentence concernant le jugement des paroles injurieuses, et qu'il en ait tiré, en la développant, la conclusion menaçante de la réponse aux calomnies des pharisiens. En disant que l'homme sera déclaré juste ou coupable d'après ses paroles, Matthieu n'entend pas exclure les actes comme matière du jugement divin ; il ne parle que des paroles, parce que les remarques antérieures n’ont pas pas d'autre objet 3. Cette manière de représenter le jugement n’en a pas moins quelque chose d'artificiel, et l’on peut soupçonner ici qu'une sentence traditionnelle reçoit une application différente de sa signification première #.
Marru. xu, 43. « Lorsque l'esprit Luc, xt, 24. « Lorsque l'esprit
- mencement. Ainsi
impur est sorti de l'homme, il parcourt des lieux arides, cherchant un repos, et il n’en trouve pas; 44.
alors il dit : « Je retournerai à ma maison, d’où Je suis parti. » Et venant, il la trouve libre, nettoyée et ornée. 45. Alors il va prendre avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même; et entrant, ils y demeurent. Et la fin de cet homme devient pire que le comen sera-t-il de cette génération mauvaise. »
impur est sorti de l'homme, il parcourt des lieux arides, cherchant un repos, et, n'en trouvant pas, il dit : «Je retournerai à ma maison, d’où je suis parti. 25. Et venant, il la trouve nettoyée et ornée. 26.
Alors il va prendre sept autres esprits plus méchants que lui-même ; et entrant, ils y demeurent. Et la fin de cet homme devient pire que le commencement. »