Mc. 33. ti écruw n uirno uou xai (Mr. 48, =0 mov
3. Mc. 34 (Mr. 49). Uod n urine ou xai oi &”ehkgot uos. La mention des sœurs, au v. 32, dans AD etc, paraît avoir été empruntée au v. 35 (et à vx, 3); elle manque dans KBC, etc., et la réponse de Jésus, v. 34, suppose plutôt que Ia mère et les frères étaient signalés dans l'avertissement, sans que l’on eût rien dit des sœurs. Dans le développement de son idée, v. 3°, Jésus nomme naturellement les sœurs à côté des frères, parce que, présentes ou non, ses sœurs sembleraient devoir lui être aussi proches que ses frères. Le v. #7 de Matthieu manque dans NKBL. Ss. Sc. etc., el peut être supprimé sans inconvénient ; le récit est mieux lié si l'on omet ce passage, glose lirée du v. 46, sous l'influence de Marc et de Luce. Cependant, le v. 47 finissant comme le v. 46, l'hypothèse d’une omission accidentelle est admissible.
4. Mr. 49. xai éxrsivas zÿv e!ox a5793 (XD, mss. lat. omettent 20705) êri zods uabnràs adroï, correspond à Mc. 3%. x2i zeprBdebäuevos zobs 7:pi aûroy xÿ%Àw xa0nuivous. Mais Matthieu veut diriger l'attention du lecteur sur les disciples.
veg eisiv) ot a3skcot pou (B. omet
font la volonté de Dieu. Ceux-là sont pour Jésus frère, sœur et mère !, La mention des sœurs ne prouve pas qu'elles fussent présentes. Mais Jésus n'avait pas d’autres proches parents que ceux qu'il énumère. Les sœurs n'avaient aucune raison de quitter Nazareth; la mère vient, parce qu’elle a autorité sur son fils, et les frères, parce qu'ils croient avoir la force pour ramener Jésus à la maison. Joseph n'étant plus, Jésus ne peut pas dire que celui qui fait la volonté de Dieu sera son père; d’ailleurs, il ne se reconnaît qu'un père, celui du ciel.
Luc, à l'endroit où il rapporte cet incident, omet toute application aux disciples, et se contente de la réflexion générale : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent ? ». Il a volontairement abrégé et modifié le récit en le transposant. C'est parce qu'il l'a placé après la parabole du Semeur que « ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent » sont substitués ‘à « ceux qui font la volonté de Dieu ». Comme il mettait l'affaire de Beelzeboul et la demande de signe après le départ de Galilée, il a dû placer ailleurs et plus tôt l’anecdote des parents, et il a jugé que le discours qui la suit immédiatement dans Marc, à savoir le discours des paraboles, lui fournissait une occasion analogue à celle qu indiquait le second Évangile. La transposition n'est pas contestable. Bien que l’évangéliste ait laissé tomber la description de Marc, et que la parabole du Semeur soit prononcée dans un endroit quelconque, au milieu d’une grande foule, Luc dit que la famille se tient dehors #, ce qui n'a de signification que dans le cadre du second Évangile, d'autant que l’expli-' cation de la parabole du Semeur, destinée aux disciples. ne suppose plus la présence de la foule, et que la famille devrait pouvoir s’approcher de Jésus. Le vague de la mise en scène, où la foule, est à la fois présente et absente, permet la combinaison, mais n’en dissimule pas l'artifice.
4. Mc. 35. 0 (Mr. 50. Oores yàp) &v moon ro DéAqua voë Beod (Mr. rod tatodç mou <où év odpavois), oùtos (Mr. aûtos mou) &dekpés pou xai adelon ai urne éstiv. Cf. Mr. vit, 21.
2. vins, 21. pntng uou xai &deAvot tou (noter l’omission des sœurs, qui enlève à la parole un trait de sa physionomie historique) oùtot etouy où toy Adyov voù Ueoù GLOYOVTES HAL TOLODVTES.
3. V. 20; cf. supr. p. 120, n. 1. Marcion n'avait pas le v. 19. Cependant ce v. n’est peut-être pas aussi inutile que le dit WeLLHAUSEN, Le. 35.
On peut croire que Marc est la source unique de ce p relativement à Matthieu et à Luc, le recueil des discours rattache la demande de signes aux paroles sur Beelzeboul et les démons. par une association d'idées qu'a pu suggérer le récit de la tentation:
Matthieu, sous l'influence de Marc, relie l’anecdote des parents à |
l'affaire de Beelzeboul, mais en la renvoyant après la demande de signes, pour ne pas déranger l’économie de l'autre source. Luce suit celte source, pense trouver une place commode pour l'affaire de Beelzeboul dans la parenthèse indéfinie qui représente chez lui le voyage de Judée, et il cherche plus haut un endroit convenable pour l’anecdote de la famille. L'omission des paroles : « Qui est ma mêre et qui sont mes frères? », et : « Voici ma mère et mes frères », est due beaucoup moins au désir d'abréger qu'à celui d’écarter les traits qui impliquent un blâme ou un désaveu à l'égard des parents. Cette suppression, à la vérité, se trouve insuffisante pour le but qu'on se propose ; mais, dans l'intention de l’évangéliste, la déclaration concernant la parenté spirituelle ne doit pas être comprise en un sens défavorable aux parents naturels.
La même tendance apparaît dans le trait que Luc a voulu insérer entre l’affaire de Beelzeboul et la réponse aux solliciteurs de signes, en vue de remplacer l’anecdote de la famille, à l'endroit que recommande le récit de Marc. Une femme qui a entendu l'apologie du Sauveur exprime son admiration par une louange à l'adresse de sa mère; Jésus répond en célébrant ceux qui écoutent et observent la parole divine ', c'est-à-dire en répétant, avec de légères variantes, la parole qui clôt l'anecdote de la famille. L’exelamation de la femme est dans le style des récits de l'enfance ?, et pourrait en être imitée; elle procède du même esprit qui induit l'auteur du troisième Évangile et des Actes à donner relief au personnage de Marie. Comme dans l'autre scène, la réponse de Jésus, au moins selon l'esprit de l'évangéliste, veut être une leçon pour les auditeurs, sans être une déclaration fâcheuse pour les parents du sang. Jésus n’est pas censé nier que sa mère soit heureuse de l'avoir pour fils, il l'affirme plutôt indirectement ; mais il
. À. x1, 28. pevobv pLaxdoror où äxobovres t0v ÀAoyov toù Üeoù xai ouAdacovrec. eyoby peut signifier confirmation ou rectification. La seconde nuance convient ici, Jésus corrigeant une omission inconsciente de la personne qui a parlé.