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telligence des disciple;, parce que, si l'on a évité plu 1 rs LS à ceux-ci une science qu ils n ‘avaient pa
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l'état latent. Pour simplifier la mise en scène et supprimer des. allées et venues inexplicables, Luc, qui n'a pas parlé du lac ni de la barque, ne dit pas non plus que Jésus se soit retiré à l'écart, en sorte que la question des disciples est faite en publie, et que Jésus y répond devant « les autres » ; ceux à qui est refusée la connaissance des mystères ne se trouvent pas seulement entendre cette déclaration fâcheuse pour eux, mais l'explication de la parabole qui est censée réservée aux disciples. L'harmonie de la narration est donc plus apparente que réelle, et l'évangéliste a eu plus de souei d'un certain équilibre extérieur de son récit que du problème soulevé par son devancier.
Matthieu corrige aussi la donnée de Marc, mais par voie d'amplification. Jésus, dans la barque, a prononcé la parabole du Semeur ; aussitôt, et sans qu'on parle d'éloignement, les disciples s'approchent pour l'interroger !. S'ils sont avec Jésus dans la barque, ce sera une conversation du Maitre et des disciples sous les yeux de la foule: s'ils ne sont pas dans la barque, comment font-ils pour s'approcher ? Matthieu a senti que Jésus ne pouvait pas se retirer, puisque le discours des paraboles n’est pas fini; mais il n'évite une contradiction explicite que pour tomber dans la contradiction implicite qui vient d'être signalée dans Luce, la foule semblant assister à un discours qui n’est pas fait pour elle, et que, selon la pensée même de l'évangéliste, elle n'a pas dû entendre et n’a pas réellement entendu. Comme le rédacteur veut donner un assez long développement à la première réponse de Jésus, l'interrogation des disciples porte sur les paraboles en général, non sur celle qui vient d'être dite. Les disciples veulent savoir pourquoi Jésus parle en paraboles, et le texte de Marc est modifié de façon à présen-
ter naturellement ce sens ?. Il en résulte que, plus loin, Jésus expliquera la parabole du Semeur sans qu'on le lui ait demi
Parce qu'il a été donné aux disciples de connaître les secrets du royaume, les paraboles leur seront interprétées ; il n’en est pas
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de même de « ceux-là », c'est-à-dire de la masse des auditeurs, dont Jésus se trouve en quelque sorte séparé parle cercle des disciples !. Matthieu dit : « ceux-là », et non «ceux du dehors », pour la même raison que Luc, parce que les auditeurs de Jésus et ses disciples ne peuvent être conçus comme deux sociétés isolées l'une de l’autre. Mais la réponse n'est plus tout à fait dans le sens de la question. Les disciples demandent pourquoi Jésus débite des paraboles au peuple, qui est supposé ne pouvoir les comprendre ; et la réponse fait entendre que les paraboles sont dites pour que les disciples, par l'explication, apprennent les secrets du royaume. Ici, comme dans Luc, les paraboles ont une utilité pour les disciples, et l’on peut dire que l'histoire reprend ses droits contre la théorie de Marc, mais, comme on veut maintenir cette théorie, une confusion s'introduit dans les idées et dans le discours. Au lieu de recourir à une combinaison si singulière, pourquoi le Maître n'abandonne-t-il pas à eux-mêmes ceux qu'il ne veut pas éclairer, et ne se contentet-il pas de révéler sans figure les vérités salutaires à ceux qui sont prédestinés à les connaître? Dans le système de Matthieu et de Luc, Jésus dit au peuple des choses qui sont en réalité pour les disciples, et ce n'est pas sans y ajouter quelque contradiction que l'on a moralisé l'idée de Marc.
Il reste que, dans Matthieu, aussi bien que dans Marcet dans Luc, l1 forme parabolique de l'Évangile a, en tant que parabolique, sa raison d'être par rapport à ceux à qui Dieu refuse la connaissance des secrets ? du royaume ; mais on ne dit pas sans quelque détour qu'elle a pour fin de leur en dérober l'intelligence. Le principe dela distinction poséeentre lesdeux catégories d'auditeurs est justifié parunesentence que Marc rapporte aprèsl'explication de la parabole, et que Matthieu anticipe de façon médiocrement heureuse : « Car à qui a l’on donnera, etil sera dans l'abondance? », c'est-à-dire que les disciples, déjà instruits de la vérité, verront encore accroitre leurs connaissances : « et à qui na pas on Ôtera même ce qu'il a », c'est-à-dire que la foule des Juifs, ignorante du royaume que Jésus annonce, devien-
4. V. AL. 67e buiy déDotar yvGvar tx puotota tie Basrhstas Tüv odcavGy (Ss. mss,. lat. omettent t. o.), £xetvors DÈ où d2do7ar. Cf. v, 1-2, la mise en scène du discours sur la montagne, supr. pp. 541-542.