‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 601 sur 807 · Cf. BB. Weiss, LJ: IL · texte numérisé non relu

Cf. BB. Weiss, LJ: IL

produit que chez les hommes de bonne volonté un fruit abondant et varié. L'accent n’est pas sur les causes qui amènent la perte de la semence, pour les comparer à celles qui amènent l'inefficacité de la parole, mais sur la perte elle-même, et subsidiairement sur le temps plus ou moins long qui s'écoule entre l'ensemencement et la consommation de la perte : comme il y a du grain qui est perdu tout de suite, d'autre qui lève, et d'autre même qui a le temps de grandir, mais n'arrive pas à produire un épi, il y a des auditeurs de la parole qu’on pourrait appeler disciples d'un instant, disciples de quelques jours, disciples de quelques semaines, mais qui ne sont pas réellement disciples, parce qu'ils n'ont pas la volonté pérsévérante qui est la condition du salut.

Jésus a pu dire cette parabole pour expliquer les résultats divers de sa prédication, résultat négatif chez les uns, résultat positif chez les autres. [1 ne s’agit pas d'autre chose, et l'on n'a pas à chercher dans le Semeur ! la pensée essentielle de Jésus touchant sa propre mission. Quant à l'explication reproduite dans les Synoptiques, elle peut être, dans Marc, un écho de la prédication apostolique, plutôt que l’œuvre toute personnelle d’un rédacteur: mais elle ne remonte pas jusqu à Jésus, et elle représente un travail réfléchi, non un souvenir authentique de la tradition.

Marc, iv, 21. Et il leur dit « Est-ce que la lampe vient pour être mise sous le boisseau ou sous 1: lit? n'est-ce pas pour être mise sur le support? 22, Car il n'y a rien de caché que pour être manifesté; rien n'est secret que pour venir au jour. 23. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! »

Luc, vin, 16. « Personne allumant une lampe, ne la cache sous un vase, ou ne la met sous le lit; mais on la met sur le support, afin que ceux qui entrent voient la lumière. 17. Car il n'y a rien de caché qui ne devienne manifeste, ni de secret qui ne doive être connu et mis au Jour. »

Les commentateurs ont coutume de rattacher ces sentences à l'explication de la parabole du Semeur, comme si elles devaient en compléter l’enseignement. Telle paraît avoir été, en effet, la pensée de Luc. Mais il ne doit pas en être ainsi de Marc. La répétition de la formule : « et il leur dit », « et il dit », devant les morceaux qui ont été réunis en cet endroit du second Évangile, donne à supposer

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