‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 607 sur 807 · V. 25. iv D =@ aeÿdeuw robs avhewrous · texte numérisé non relu

V. 25. iv D =@ aeÿdeuw robs avhewrous

Cf. Mc. 1v, 27; supr. p. 763.

TAbey ado à 6 006. Ss. : « l'ennemi ».

. Jücicuer, IT, 548. Beaucoup de commentateurs n'hésitent pas cependant à À désigner, et indiquent le lolium temulentum.

6. V. 26. üze Où IBhdornssv 6 y6p705 za xasr0v éroinsev. Ce fruit ne peut être le grain mûr, puisque la moisson est encore éloignée (ef. Mc. 1v, 28). Mais le sens de la formule est à chercher plutôt dans l’allégorie.

LR. à

herbe, s’aperçoivent de sa présence. La façon dont ils en avertissent le maitre manque peut-être de naturel, surtout par la hberté du ton. Leur première question : « N’as-tu pas semé du bon grain dans ton champ? » n'est que pour la forme, et la vraie question est la seconde : « D'où vient l’ivraie? » Le tout n'est que pour amener la réponse du maître, et attirer l'attention sur le personnage de l’ennemi. Dans la pratique ordinaire de la vie agricole, on ne se demande pas d’où viennent les mauvaises herbes, car elles poussent toutes seules, sans que personne les sème. La réponse du maître est plus circonspecte que la question des serviteurs. Il dit, sans autre explication : « Un homme ennemi a fait cela. » Le lecteur sait à quoi s’en tenir sur l'ennemi et ses agissements; mais le maïtre ne dit pas à ses gens comment il a été instruit de ce qui s'est passé. L'assurance de ses propos écarte l’idée d’une conjecture ; et pourtant, dans l’économie de la parabole, il ne ferait qu’une hypothèse, nul n'ayant vu l'ennemi semer l'ivraie. On remarquera que la conversation ne se tient pas auprès du champ, mais à distance, dans la maison du propriétaire.

Les serviteurs offrent d'aller enlever ! l'ivraie en l’arrachant. Le maitre s'y oppose : les racines de l’ivraie sont mêlées à celle du froment ; en arrachant l'une, on ferait tort à l’autre; mieux vaut laisser le tout croître encore et mürir. Au temps de la moisson, le maitre dira aux moissonneurs d'exécuter ce queles serviteurs avaient l'idée de faire maintenant ; pour éviter le mélange de l’ivraie avec le blé, il prescrira de ramasser d’abord l’ivraie à part et en bottes pour la brûler, après quoi l’on n'aura qu’à recueillir le blé pour le mettre au grenier. Inutile de dire ce que l’on fera du blé, car chacun le sait, et, pour le symbolisme que l'évangéliste aen vue, la destination ordidinaire du froment n’a pas de signification. Celle de l’ivraieen a une, qui sera expliquée plus loin, et qu'il ne faut pas obseureir ici en supposant que le feu marque un emploi utile d2 l’ivraie : les bottes sont faites pour la commodité de l'exécution, non pour la conservation provisoire d’un combustible économique. Le récit ne va pas plus loin: c’est que la moisson dont on parle est encore à faire, comme on le verra dans l'explication de la parabole.

1. V. 28. ileu oùv ameAôvres suAXEwUEY avr; On voit par la suite qu'il s'agit d'arracher. La variante ézotuswuev, que Rescx (II, 446) a recueillie dans Épiphane, est explicative et prise du v. 29, où suAX<yoyrec confirme oué£uuey au v. 28.

Marc, 1v, 30. Et il dit : « À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, et en quelle parabole le mettronsnous ? 31. Il est comme un grain de sénevé, qui, lorsqu'on le sème en terre, est la plus petite des semen:es qui sont surla terres 132. et quand il a été semé, il monte et devient plus grand que tous les lé-

ment à Marc, la parabole du Sénevé, en y joignant la parabol Levain, comme elle est dans Luc.

Matra. x, 31. Il leur proposa une autre parabole, disant : « Le royaume des cieux est comparable à un grain de‘ sénevé, qu'un homme a pris pour le semer dans son champ ; 32. c'est la plus petite de toutes les semences, et, quand il a poussé, 1l est plus grand que les légumes, et devient un

arbre, en sorte que les

Luc, xm, 18. Il dit donc : « A quoi ressemble le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-Je? 19. Il est comparable au grain de sénevé qu'un homme a pris pour le jeter dans son jardin ; il a grandi et il est devenu un arbre, et les oiseaux du ciel s'abritent dans ses branches. »

oiseaux du ciel viennent s'abriter branches. »

gumes, el il pousse de grandes branches, en dans ses sorte queles oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre. »

Les formules interrogatives qui précèdent, dans Mare et dans Luc, la parabole du Sénevé sont omises par Matthieu, comme ne convenant pas à un discours suivi ni à une parabole qui nest pas plus importante que celles qui la précèdent. Matthieu fera de -même pour la parabole du Levain, qui est introduite dans Luc par une question du même genre. Ces interrogations n'ont, en effet, de raison d'être que pour amener des paraboles isolées. Mais de leur présence dans Marc et dans Luc on peut inférer que Mare a emprunté la parabole du Sénevé à une source où elle ne comptait

pas comme partie d'un discours, et se présentait comme un enseignement complet en lui-même; rien ne prouve qu'elle fût isolée d'autres paraboles, et que celle du Levain ne se lüt ensuite, comme un autre morceau indépendant, d'objet analogue; les trois Synoptiques peuvent dépendre ainsi de la même source, où Marc aura pris la parabole du Sénevé en négligeant celle du Levain; Matthieu, gardant la parabole du Sénevé à la place que lui avait assignée Marc, y ajoute d'avrès la source, celle du Levain, en négligeant les

formules d'interrogation; Luce ne juge pas à propos de garder l’ordre de Mare, laisse isolée la parabole du Semeur, qu'il peut avoir trouvée telle dans une autre source que Marc, et rapporte dans un autre contexte, d'après la source commune, les deux paraboles avec leurs introductions particulières. Il les loge un peu au hasard, après une question sabbatique, et elles sont censées dites dans une synagogue !. Peut-être est-ce par une sorte de compensation que Matthieu fait précéder le discours de Jésus d'une formule plus développée que de coutume.

Il est impossible de dire laquelle des trois rédactions se rapproche le plus de la source, pour le corps du récit, dans la parabole du Sénevé : Marc dit que la graine du sénevé est la plus petite semence, et Matthieu à pu le répéter après lui; mais il se peut également que le trait vienne de source, et que Luc l'ait omis avec intention ; Matthieu et Luc s'accordant à dire que le sénevé devient arbre, telle était sans doute la lecon de la source, et Marc a mieux aimé l'interpréter en disant que le sénevé « pousse de grandes branches ».

Dans la double interrogation de Mare et de Luc on saisit le mouvement communicatif de l'orateur annonçant la parabole :: « Comment comparerons-nous le royaume ? » c'est-à-dire : « en quelle comparaison le mettrons-nous ?? » ainsi que le dit la seconde question. La leçonde Luc : « À quoi comparer, à quoi comparerai-je *? » a chance d'être une correction, pour que Jésus n'ait pas l’air d’attendre quelque secours de son auditoire. C'est la première question qui demeure dans la pensée de Marc, et à laquelle se rattache la parabole ‘. Si l’on regarde comme primitif le simple récit de Luc : « Il est comparable au grain de sénevé qu’un homme a pris pour le jeter dans son jardin * », on admettra que Marc amplifie et dramatise la description: cette hypothèse est favorisée par la tour-

1. Ec. xui1, 10. On ne voit pas bien le rapport que l’évangéliste établit entre les paraboles et le miracle qui précède, et l'on pourrait presque se demander s’il n’a pas interprété en allégorie la guérison de la femme et la joie du peuple, comme figurant les mêmes progrès de l'Évangile que les paraboles.

2. V. 30. zGz ouowoousy ziv Baorthstay =oÿ Üsod, à àv zivr adriv racaboki Pousv:

3. V. 18. =: ouoix 25tiv ñ Bagtksia voù Dc05, 2aÙ rivt Ouormom adtiv:

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