V. 31. 6 20x40 guwars 0, XTÀ
5. V. 19. Gpoïx Escty x0420 oivaremx, 0v hay avbcwroc £Balev sis 2%r0Y Eaurod.
A. Loisy. — Les Évangiles synopliques. 49
LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES Pr
nure quelque peu exubérante de la phrase : « comme ur sénevé qui, lorsqu on le jette en terre, est la plus petite de te les semences qui sont sur la terre. » L'indication précise du « jar din» vient de source, d’autant que Luc n'emploie pas ce terme. ailleurs, qu'il ne parle parle pas ici de plantes potagères, et que le « champ » de Matthieu, terme plus vague, correspond au jardin de Luc. C’est probablement à cause de ce jardin, dont il ne dit rien, que Marc parle ensuite de tous les légumes, comme il remplace « l'arbre » par les « grandes branches » ; sans indiquer où le sénevé a été semé, il fait valoir le contraste de la plus petite de toutes les semences avec le plus grand de tous les légumes. « Les oiseaux du ciel » peuvent s’abriter « sous son ombre »; Matthieu et Luc, qui ont parlé d'arbre, disent plus naturellement «sous ses branches » !. Les évangélistes entendent par sénevé la plante à moutarde ?, qui peut atteindre en Palestine june hauteur considérable, et rien n'autorise à penser que Luc n'aurait pas eu sur ce point la même idée que Marc; la plante est qualifiée d'arbre à cause de ses proportions #, non par manière de définition botanique. Il y a une hyperbole dans la désignation du sénevé comme la plus petite de toutes les graines; mais s'il existait un dicton sur la petitesse du grain de sénevé, il ne pouvait se rapporter quà la plante, qui est commune, non à l'arbre ‘, qui est rare, et l'on peut en dire autant pour la parabole.
La comparaison ne porte pas sur le sénevé, mais sur le développement extraordinaire de cette plante. De mème que le grain de sénevé lorsqu'on le jette en terre, le royaume de Dieu est presque imperceptible dans son commencement, mais 1l grandira, et sa mer- “veilleuse expansion paraîtra tout à fait disproportionnée avec l'exiguité de ses débuts. Ce n'est pas la foi ni l'Évangile qui peuvent être comparés à un arbre, ou bien il faut dire que l'Évangile est le royaume prêché, et le développement final du royaume l'Évangile accompli. L'attention ne se porte pas sur le caractère progressif du développement, mais sur la différence extraordinaire du point de départ et de la fin. Bien que Luce n'insiste pas sur la petitesse du