V. 32. rayer
6. B. Weiss, E. 55, dit que telle serait la pensée de Jésus ; mais il n'y à pas lieu de chercher ici une autre idée que celle de l'évangéliste.
7. Mc. 13. D {et deux mss. lat.) lit : xx e3hérmes 2dp105 ?Insods Ereurbey adrobs Elg TOÙS yotpous.
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Les démons aussitôt sortent de l’homme, entrent dans les pores, et voilà que le troupeau tout entier, saisi d'une fureur subite, court se précipiter du haut de l’escarpement ! dans la mer. Deux mille pourceaux environ furent ainsi noyés. Ce chiffre de Marc est approximatif et pourrait n'être pas exempt d’exagération: il est à peine besoin de supposer que les disciples ont pu le connaître après coup par les gardiens ?; les disciples qui ont vu le troupeau ont pu faire l'évaluation que donne Marc. Toujours est-il que, dans la pensée des évangélistes, le troupeau s’est perdu parce que les démons, en quittant l’homme, sont entrés dans les porcs : non que les démons eussent prévu un tel résultat, et qu'ils l'aient causé volontairement, mais parce qu'ils ont été dupes de leur propre demande : les pores, -agités par les esprits qui les possédaient, sont, eux aussi, devenus fous, et se sont jetés à la mer: ainsi les démons se sont trouvés dans la situation qui leur faisait horreur, chassés du pays qu'ils ne voulaient pas quitter, envoyés à l’abime où ils ne voulaient pas aller. Les évangélistes n'affirment pas que l'accident soit arrivé par la volonté de Jésus: ils ont dû le penser.
On a supposé que la guérison du possédé n'apparut, comme il arrivait ordinairement, qu'après une crise violente durant laquelle, par ses hurlements et ses mouvements désordonnés, il aurait épouvanté le troupeau; et les porcs, prenant la fuite au hasard, seraient tombés du haut d'une falaise dans le lac”. Le fait en soi n’est pas impossible. Le silence de nos textes ne prouve pas que cette crise dernière n'ait pas eu lieu, car elle peut être signifiée dans la « sortie » des démons ‘. Si la crise s'est produite, elle a été en relation immédiate avec l'accident des pores. Et il est assez vraisemblable, si le possédé à demandé l'envoi de ses démons dans les pores, que, dans sa crise finale, 1l se sera porté vers ces animaux. Est-il nécessaire d'observer que personne n'a vu les démons sortir de l'homme ni entrer dans les pores, et qu'on à pu voir seulement une convulsion de l'homme, interprétée comme le départ des démons, et l'agitation du troupeau fuyant, interprétée comme l'entrée des démons dans les
|. 4u7x 50ù zpnuv0ÿ. Formule identique dans les trois Évangiles ; ne se rencontre qu'ici.
2, B. WVeiss, Mk. 26.