‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 644 sur 807 · CM. 265 1x · texte numérisé non relu

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bêtes? Les témoins de la scène et les évangélistes ont à l'accident des pores à l'influence des mauvais esprits, et l'on. saurait maintenant préciser le détail des circonstances où cet accident s'est produit. L'idée d'une allégorie plaisante sur les diables,assez sots pour demander, en sortant de l’homme, un séjour convenable à leur impureté, pris dans leur propre piège et jetés dans l'abîme avec des animaux qui représentaient pour les Juifs l’abomination du paganisme, a pu venir après coup à l'esprit des narrateurs, exercer même quelque influence sur la tradition du récit !, mais elle ne l’a pas créé, vu que le fond n'a rien de symbolique.

Les gardiens, voyant leurs animaux perdus, courent à la ville et dans la campagne raconter ce qui vient de se passer. Comme les évangélistes ne nomment pas la ville où se rendent les‘gardiens, il n'est pas autrement certain qu'ils aient en vue celle qui a été nommée au début du récit; on peut croire cependant que Mare et Luc pensent à Gérasa, Matthieu à Gadara. Les habitants arrivent en nombre sur le lieu de la scène. Grande est leur surprise en trouvant assis aux pieds de Jésus, dans l'attitude d'un disciple, l'être furieux qui les épouvantait. Ce n'était plus Légion? ; il était maintenant habillé, guéri, calme, sain d'esprit. Un tel changement les jette dans la stupeur. On leur répète toute l'histoire, sans oublier l'aventure des pourceaux. Ces gens grossiers en conçoivent de l’effroi. Le dommage causé par la perte du troupeau n'est pas ce qui les trouble, car il n’atteignait qu'un petit nombre d’entre eux ; mais ils redoutent le voisinage de celui qu’ils regardent comme la cause de l'accident. Ils prient Jésus de quitter leur territoire, et le Sauveur, jugeant sans doute qu'il ne pourrait leur faire entendre raison, s'éloigne aussitôt. Matthieu ne dit rien de plus, et même il abrège cette partie du récit comme tout le reste; il s'intéresse au miracle comme tel, non à ses circonstances historiques.

D'après Mare et Luce, au moment où Jésus monte dans la barque, l'homme qu'il avait guéri est pris du désir de l'accompagner, et demande à le suivre comme disciple. Le Christ ne le lui permet pas. Mieux vaut qu'il reste dans un pays où Jésus lui-même ne peut

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