‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 654 sur 807 · J. Weiss, 426. HozrzManx · texte numérisé non relu

J. Weiss, 426. HozrzManx

n'a pas voulu rendre raison du miracle, et il g'a pas inver détails de la mise en scène. En déclarant que la foi de la | avait opéré le prodige, Jésus ne contredit pas l'assertion de ?

touchant « la vertu qui était sortie de lui », et il approuve, au con— , traire la femme, dont la foi s’est manifestée en ce qu'elle acru pou-

voir être guérie par le simple attouchement du manteau, ce qui était vrai : la foi a mérité et obtenu le miracle, maisc'est le contact de Jésus qui l’a opéré. Rien n'était plus loin de la pensée du Sauveur

que l'idée d'une foi justifiante qui aurait été la seule cause de la gué-

rison, ou d’une autosuggestion moyennant laquelle la foi aurait bien pu faire le miracle que la femme attribuait au contact du manteau. Les deux causes, foi et attouchement, sont conjointes, et toutes les deux sont jugées nécessaires par rapport à l'effet produit. Sur ce point, Jésus est du même avis que la femme et que l’'évangéliste.

Bien moins encore peut-on suspecter la réalité même de l’anecdote,

et voir dans l’hémorroïsse le type de l’impureté incurable d'Israël, ou bien de la gentilité, en supposant, gratuitement d’ailleurs, que le récit la présente comme païenne !. L'hémorroïsse a existé, elle était juive, et, dans l'élan de sa foi, ou, si l’on veut, dans son désir d'être guérie, elle n'a pas hésité à contrevenir à la Loi. C'est se qui fait, en partie, l'intérêt de son histoire. D'après une légende recueillie par Eusèbe ?, et fondée sans doute sur quelque méprise, cette femme aurait été païenne, originaire de Panéas, où l’on montrait deux statues, un homme debout * et une femme agenouillée à ses pieds, qu'on disait représenter Jésus et l’'hémorroïsse, et avoir été érigées par celle-ci devant sa maison‘. Le témoignage d'Eusèbe prouve seulement que les statues existaient de son temps, avec l'attribution qu'il leur donne.

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