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Et tous pleuraient et se lamen

taient à son sujet. EL il dit : « Ne pleurez pas, car elle n'est pas morte, mais elle dort. » 53. Et ils

se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. 54. Et lui, prenant sa main, parla, disant : « Enfant, lève-toi. » 55. Et son esprit revint, et elle se leva aussitôt ; et il commanda de lui donner à manger.

56. Et ses parents furent stupéfaits ; et il enjoignit de ne dire l'événement à personne.

À l'instant même où Jésus congédiait l’hémorroïsse, on venait dire à Jaïr que sa fille était morte : ce serait maintenant déranger le

LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES 110 Lg: -

Maître pour rien que de l'amener à la maison. Jésus a enter discours, comme le dit Luc!, puisqu'il rassure immédiatement

< “| ; : = ; À WE Jaïr ; et il n’en tient pas compte, ainsi que le dit Marc ?, puisque la nouvelle qu'on apprend ne l’arrête pas et qu'il continue sa route: En ce qui le concerne, Jésus tient le message pour non avenu, etil

invite Jairaen faireautant. L'exhortation qu'illui adresse” sous-entend ce qu'il dira en arrivant à la maison : « L'enfant n’est pas morte, elle dort ». Le chef de synagogue ne doit pas regarder sa fille comme morte. On dirait que Jésus lui-même se refuse à le penser. Cependant le Christ ne veut pas que la foule ni même tous les disciples soient témoins de ce qui va se passer ; il ne permet à personne de le suivre, si ce n’est à Pierre et aux deux fils de Zébédée. Il va sans dire que Jaïr demeure avec Jésus pour l'introduire dans sa maison. On peut croire que la foule obéit à l’ordre du Sauveur, parce qu'elle ne se doute pas du miracle qui va s'accomplir. Comme l'enterrement suivait de près la mort et avait lieu, autant que possible, le jour même, Jésus, en arrivant à la maison, y trouve tout un appareil funèbre. Les joueurs de flûte, que Matthieu seul “ nomme expressément, mais qui sont supposés présents, dans Mare ?; parmi les gens qui mènent le deuil, et les pleureuses, les uns et les autres accompagnement obligé de toutes les funérailles israélites/ étaient arrivés déjà, d'autant plus nombreux que Jaïr était un personnage important. Le deuil était commencé : les pleureuses faisaient leurs lamentations, avec des soupirs et des cris. Autre masse de témoins dont Jésus va se débarrasser. Il impose d'abord silence à tout ce monde, en déclarant que le deuil n’est pas ici de mise : « L'enfant n'est pas morte, elle dort seulement 5. » La douleur mercenaire des musiciens et des pleureuses se change en hilarité.

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