Supr. pp
Marra. xt, 93. Et il advint, quand Jésus eut fini ces paraboles, qu'il partit de là ; 54. et venant dans son pays, il les instruisait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient étonnés et disaient : « D'où lui (viennent) cette sagesse et ces miracles? 55. N'est-ce pas le fils du charpentier? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
56. Ses sœurs ne sont-elles pas toutes cheznous ? D'oùlui (vient) donc tout cela ? » 57. Et ils étaient scandalisés à son sujet. Et Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa maison. » 58. Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
“ ee
maintenant, dans le premier Évangile, après le discours-des paraboles, c’est que les événements signalés dans Marc entre ce discours et le voyage ont été transposés par Matthieu et racontés auparavant. Afin d'établir une liaison, l'évangéliste dit en commen= çant : « Il advint, quand Jésus eut fini ces paraboles ! », continuant avec Marc? : « il partit de là », quoique le temps et le point de départ ne soient pas tout à fait les mêmes. Dans les deux Evangiles, Jésus est censé sortir de Capharnaüm. Marc n'indique pas un rapport chronologique immédiat entre le voyage de Nazareth et le miracle quil vient de rapporter *, quoique l'on ne doive pas suppo= ser un grand intervalle entre les deux. Pour être logique, la coor- Le: dination des faits ne laisse pas d'être dans la vraisemblance historique : Jésus a voulu porter l'Évangile vers l'est, et il a dû rebrousser chemin ; il est revenu à Capharnaüm, n'ayant sans doute pas l'intention d'y rester longtemps; le miracle qu'il fait accélère son départ ; il s'avance maintenant dans une autre direction, vers l’ouest, et atteint son pays natal, où il n'est guère mieux reçu que chez les Géraséniens. L'anecdote de Nazareth est destinée à montrer le plus haut degré de résistance passive et d'insensibilité que le Sauveur ait rencontré dans son ministère galiléen. C'est la patrie du Christ qui a été le plus froidement réfractaire à la prédication évangélique “. Jésus donc, accompagné de ses disciples, franchit la distance de cinquante kilomètres environ qui sépare Capharnaüm de Nazareth. © Comme il n'avait pas pour but de voir sa famille, on peut croire qu'il a fait route lentement et en prêchant la bonne nouvelle. La façon dont il parlera de ses parents laisse voir que ses relations avec eux ne s'étaient pas améliorées depuis qu'ils avaient essayé de le reprendre, et que son séjour à Nazareth n'y a rien changé. On pourrait presque se demander s'il est allé chez lui, ou s'il y a été