‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 671 sur 807 · Mc. 3 (Mr. 57) ai oxavdal Uovro y avr · texte numérisé non relu

Mc. 3 (Mr. 57) ai oxavdal Uovro y avr

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l'esprit de cette population !. Matthieu ? retient l'idée de Marc en adoucissant les expressions : il dit que Jésus « ne fit pas », non qu'il « ne put pas faire de miracles », et il ne parle pas de son étonnement. Après les miracles qu'ilavait opérés à Capharnaüm et dans les environs, le Sauveur pouvait s'attendre à un autre accueil, et. bien quil s'explique celui qu'il reçoit, il ne laisse pas d'en être un peu surpris. S'il n'a pas pu faire de miracles dans son pays, ce n'est point par un défaut momentané de son action, mais par manque de foi chez ceux sur qui cette action aurait pu s'exercer. Quelques malades seulement eurent assez de confiance pour obtenir leur guérison. Encore la mention de ces guérisons ressemble-t-elle à une glose rectificative, que le rédacteur aurait ajoutée à un récit qui ne comportait aucun miracle.

La même scène est décrite par Luc dans un autre contexte, sous un jour assez différent, et avec des circonstances particulières.

Luc, 1v, 16. Et il vint à Nazareth, où 1l avait été élevé ; et il entra, selon sa coutume, au jour du sabbat, dans la synagogue, et il se leva pour faire Ja lecture. 17. Et on lui donna le livre du prophète Isaïe ; et déroulant le livre, 1l trouva l'endroit où il est écrit : 18. « L'esprit du Seigneur est sur moi, parce quil ma oint pour apporter la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance, et aux aveugles la vision, renvoyer en liberté les opprimés, 19. annoncer l’année favorable du Seigneur. » 20. Et roulant le livre (et) le rendant à l'appariteur, il S'assit; et les yeux de tous dans la synagogue étaient fixés sur lui. 21. Et il se mit à leur dire : « Aujourd'hui cette Écriture s'accomplit à vos oreilles. » 22, Et tous le louaient, admiraient les belles paroles qui sortaient de sa bouche, et disaient : « N'est-ce pas le fils de Joseph? » 23. Et il leur dit : « Sans doute, vous me citerez ce proverbe : « Médecin, guéris-toi » ; tout ce que nous savons avoir été fait pour Capharnaüm, fais-le ici, dans ton pays. » 24. Et il dit : « Je vous dis en vérité que nul prophète n'est en crédit dans son pays. 25. Eten vérité je vous dis : il y avait beaucoup de veuves, au temps d'Élie, en Israël, quand le ciel fut fermé trois ans et six mois, en sorte quil advint grande famine dans toute la contrée; 26. Et Élie ne fut envoyé près d'aucune d'elles, mais à Sarepta de Sidon, près d'une femme veuve. 27. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au

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léen, a eu lieu, en réalité, beaucoup plus tard. Ce voyage doit se

-début de la prédication galiléenne dans le troisième Evangile se

qu'elle est fortuite, tant les préoccupations des deux. évangélistes

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temps d’Élisée le SnMeiee et aucun d'eux ne fut Sarl : Syrien. » 28. Et tous dans la synagogue furent remplis de colère dant cela ; 29.et se levant, ils le chassèrent hors de la ville et le menèr jusqu'au sommet de la montagne où leur ville était bâtie, afin de le pré- | cipiter. 30. Et lui, passant au milieu d'eux, s'en alla.

On a vu ! comment, dans le troisième Évangile, Jésus, après la dernière tentation, qui l'a conduit à Jérusalem, retourne en Galilée, #1 prêche dans plusieurs synagogues, puis vient à Nazareth où il ne peut rester, et descend à Capharnaüm. Les inconvénients de cette “4 combinaison, au point de vue historique et chronologique, ont été signalés. Il est évident, par le contenu même du récit, que le

voyage à Nazareth, placé par Luc tout au début du ministère gali-

de AT +-

confondre, au jugement de l'évangéliste, avec celui dont parle Mare ?, non que Luc n'ait pu choisir entre deux faits semblables, attestés par la tradition, celui qui convenait le mieux au but de son livre, mais parce qu'il a fait une véritable transposition :; parce qu'il a essayé de la pallier en mettant avant la prédication à Nazareth une tournée évangélique * dont la tradition ne lui a pas fourni l'idée, mais qui équivaut d’une certaine façon aux faits racontés par les deux premiers Évangiles avant la venue du Christ dans son pays; enfin parce que les données de Marc semblent être l'unique fondement historique de son récit. |

A l'endroit où Luc la rapporte, l'anecdote de Nazareth se trouve rendre raison du séjour de Jésus à Capharnaüm, en sorte que le

présente sous une forme analogue à celle qu'a conçue le premier ‘ Cette conformité a même été alléguée en preuve de la connaissance que Luc aurait eue de Matthieu *. La rencontre ne laisse pas d'être frappante; mais, à y regarder de près, on pourrait encore soutenir

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