DV
5. Le mot hébreu que nous traduisons par « liberté », ME APE, signifie proprement « ouverture ». Si l'auteur avait parlé des aveugles, il aurait écrit : « l'ouverture des yeur ». De plus un héraut peut annoncer la délivrance aux captifs,
mais non donner la vue aux aveugles. Don, Jesaia ? 413.
On doit supposer, en dépit de la vraisemblance, que Jésus a déve-
ue 6 F2 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES
Iahvé », c’est-à-dire l’année où Iahvé octroie ses faveurs, lé géliste Sean devant : « le jour de la vengeance pou Dieu », qui ne nt eEMES pas à son thème d'instruction. L'a 4 de grâce ! fait allusion à l’année ie où, d'après la Loi ?, terres aliénées devaient revenir à leurs anciens possesseurs, ei esclaves hébreux recouvrer leur liberté. Dans la pensée de l'évangé- … liste, l'esprit qui est sur Jésus est l'Esprit saint qui est descendu E sur lui au baptême. L'an de grâce est le temps de la prédication évangélique. Ceux qui, dans l'antiquité, ont pensé que le ministère de Jésus n'avait duré qu'un an ou dix-huit mois *, se référaient àce passage, et il est probable que l’évangéliste établissait une rela= tion entre l’année de grâce et le cadre chronologique où il enfermait 3 la prédication du Sauveur. C’est cette année de grâce quil identifie à la quinzième de Tibère. Il y a là tout un programme évangélique, différent de celui qui est énoncé au début de Marc ‘; Luce a substitué délibérément l’un à l'autre ?. | Le Lecture faite du texte sacré, Jésus roule le volume, le rend à = l'appariteur, et s’assied pour donner l'explication de ce qu'il vient + de lire. L'attention est excitée au plus haut degré, tant à cause de la réputation acquise par l’orateur, et de la curiosité qui en résultait chez les auditeurs, que de la haute signification du passage, dont on. pouvait attendre un commentaire vivement intéressant. Mais. l'évangéliste, si bien renseigné sur les préliminaires du discours, le résume en ces termes : « Aujourd’hui cette Écriture s'accomplit à vos oreilles », c'est-à-dire : vous entendez celui dont parle Isaïe.
loppé sa pensée, justifiant dans le détail cette application de la prophétie 7. Luc s'en tient à la donnée générale du discours, qu'il inter- , . Je LE rompt un peu brusquement pour décrire, en s’aidant de Mare, l'impréssion produite. La précision des détails descriptifs et l’insignifiance de la parole attribuée à Jésus sont signes de composition
1. Cf. IT Cor. v, 10. Luc entend peut-être : « l'année de Dieu qui est agréable » où « salutaire » aux hommes.