‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 690 sur 807 · v, 1-42. Voir QÉ · texte numérisé non relu

v, 1-42. Voir QÉ

+. L'incident de Lc. 1x, 52-56, pourrait faire écho à Mr. x, 5.

D OXNER 0. ;

6. x, 4; cf.ix, 3. Le rapport des deux passages fait qu'on ne peul pas inférer de la citation que Luc ait admis l'identité des deux discours. 7. Comme dans 1v, 14-30; supr. pp. 839-849.

Jésus est sur le chemin de Jérusalem : il vient ds pr no) paroles qui marquent les conditions dans lesquelles on peut L disciple, et qui, au point de vue didactique, font un assez bon pré bule au discours de mission. « Après cela ! », après les trois cas de vocation qui ont donné lieu aux paroles du Sauveur, celui-ci « désigne soixante-douze autres » disciples. Un pareil choix, à cette date, serait fort extraordinaire, et ce qui l'est encore davantage, c'est le motif qui lui est assigné. Jésus se propose d'envoyer ces disciples deux par deux, « devant lui ? ». dans les endroits où 1l doit passer. On dirait des fourriers chargés de préparer les logements. C’estque, dans la perspective apparente, qui ne veut pas trop s'écarter de l'histoire, 1l est inconcevable que Jésus, se rendant à Jérusalem pour y mourir, lance une mission plus importante que n'avait été celle des Douze, et l'on sait bien aussi que Jésus ne l’a pas fait. Il n'en est pas moins vrai que le discours détermine les règles de la prédication chrétienne, et que l'évangéliste se contredirait si l'unité de sa pensée n'était préservée par la signification qu'il attribue aux Soixante-douze et à leur mission. Ils sont bien réellement les envoyés de Jésus, tous ces prédicateurs qui, à la suite de Paul, ont porté l'Évangile aux nations, comme les Douze l'avaient porté d'abord aux Juifs: et ils sont aussi les hérauts de Jésus, ils préparent son avènement glorieux, qui ne saurait tarder. Il est assez curieux que Luc ait voulu transposer ici ce que Marc dit des Douze envoyés deux à deux. Mais peut-être ce trait se trouvait-il dans la source où le discours a été pris d’abord, avec application aux Douze, comme dans Mare : Luc, ne voulant pas se répéter, l'aurait supprimé

en copiant Marc, et gardé en suivant l'autre source.

Jésus donc dit, dans Matthieu aux Douze, dans Luc aux Soixantedouze, que la moisson est abondante et qu'il y a peu d'ouvriers #. Souvent, quand li récolte est müre, et qu'il faut se hâter d'y mettre la faucille, les bras manquent pour exécuter le travail aussi promptement que l’on voudrait *, Ainsi, au moment où Jésus parle, il y à beaucoup à faire, parce que l’annonce du royaume doit être portée

1. V. 1. era dE zadra avideiËs, 0 0010: D a seulement 4v:5a£z: 5€. Ss. Sc. omettent 6 x3910ç) za! (omis dans B L) étépous £6dounxovra [àdo|.

2. xai anéorethsy avrous avàa Oo (cf. Mc. vi, 7) rp0 FLOGUFOU AŸTOD.

3. Mr. 37 (Lc. x, 2). 6 pèy Deotoudc node, oi DÈ oyaza: oKyor.

+. B. Wuss, Æ. 61.

le plus tôt possible à tous ceux que regarde la promesse : dans Matthieu, le Sauveur est encore seul, dans Luce, il n a encore avec lui que les Douze pour remplir cette mission. Luc aura Jugé que « le peu d'ouvriers » convenait mieux pour désigner les Douze que par rapport à Jésus seul. Toute réserve faite au sujet des soixantedouze disciples, la parole a été placée en tête du discours de mission parce qu'il y est question d'envoi, mais elle est sans rapport direct avec l'envoi effectif des Douze ou d’autres disciples !. C'est une réflexion de Jésus constatant que lui-même et les quelques collaborateurs qui annoncent avec lui le royaume ne suffisent pas à la tâche. Il en faudrait davantage, et l’on doit prier Dieu qu'il suseite les vocations nécessaires. Cette parole à été plutôt dite lorsque les apôtres prenaient déjà part à l’évangélisation, et y avaient même obtenu un certain succès, mais avant la fin du ministère galiléen et le voyage de Judée. Il v aurait subtilité à dire que les apôtres euxmêmes sont les ouvriers qui doivent être envoyés, et que, priant le Père céleste de pourvoir aux nécessités de l'œuvre évangélique, ils se préparent à recevoir les secours de Dieu, qui les a appelés. Ceux à qui Jésus parle sont déjà ouvriers, ils sont le petit nombre de ceux qui travaillent dans le champ de Dieu, et ils n'ont pas besoin d'v être envoyés de nouveau. De même, on aurait probablement tort d'insister sur ce que la moisson est dite abondante, pour soutenir qu'elle n'est pas müre ?, parce que les dispositions du peuple ne sont pas ce qu’elles devraient être. Jésus ne semble pas envisager ici les obstacles moraux que rencontrerait déjà la prédication de l'Évangile, mais l'urgence de pourvoir à cette prédication, S'il faisait quelque allusion à l'attitude présente de la foule, ce serait plutôt à son empressement qu'à sa résistance, et si la rénovation morale qui est la condition d'admissibilité au royaume de Dieu doit se heurter à des préjugés enracinés, à l'obscurcissement des consciences et à la légèreté des caractères, il n'en est pas maintenant préoccupé. L'image de la moisson est si commune , et Jésus emploie si volontiers de telles figures, qu'on ne peut tirer de celle-ci aucune conclusion touchant la saison de l’année où le Sauveur en fit l'application à ses disciples.

PT ETbidr 2, ScHANz, Mt. 281. Jn. 1v, 35, l'a entendu tout autrement. CRM Er U2

Ayant reproduit cette exhortation d'après le recueil | Matthieu raconte l'envoi des apôtres d'après Marc, dont. Luc aussi. Matthieu suit le second Évangile en faisant assembler au de Jésus les disciples, qui, dans l’économie de son propre ré étaient déjà auprès de leur Maitre, puisque les paroles qui précède leur sont adressées. Marc est seul à dire que les apôtres furent envoyés deux à deux | : cette donnée paraît avoir exercé une influence sur la distribution des noms dans le catalogue des apôtres, . inséré en cet endroit même par le rédacteur du premier Évangile ?. et l'on vient de voir que Luc l'a réservée pour la mission des disciples. Cette prescription avait sa raison d'être en ce que les apôtres isolés auraient été alors facilement déconcertés par les contradictions qui pouvaient surgir devant eux. Selon Marc #, Jésus leura donné pouvoir sur les esprits impurs ; dans l'exercice de ce pouvoir … qui leur est concédé, ils chassent les démons et guérissent les malades. Il n'est pas dit qu'ils aient agi au nom de Jésus, mais on doit le supposer *, car c'est ce nom qui leur servait de recommandation auprès des infirmes et qui donnait efficacité à leur intervention. C'est pourquoi l’on parle comme si Jésus leur avait fait part de sa propre puissance miraculeuse. Luc * mentionne Le pouvoir de guérison à côté du pouvoir d'exorçisme, comme deux facultés distinctes, et il parait en être de même en Matthieu f. “a Luc seul, avant de rapporter les instructions données par Jésus, dit que le Sauveur envoya ses apôtres « prêcher le royaume de

MSI ant je

A. OV. T. zut oËazo avrods arostékker Ôvo vo. Le verbe %c£azo ne signifie nulle= = ment que cette mission étail la première d’une série, mais que Jésus n'avait pas encore fait ce que l’on va dire. ù

2. x, 2-4; cf. supr. p. 533. 44 3. V. T. zai 20!0ov adrois tEouslav z@v reuudruy z@y aaldote. à 4 CF. 1x, 28 (Deux 49 Act AN) . IX, Î. Edwxey adroïs Düvauv 2x Efovoiay 27i ravta tà Üatuivix x ai VOGOUS Ep meer. x, 17, suppose que le mème pouvoir a été donné aux Soixante-Douze, S bien qu'on ne l'ait pas dit. a 6. x, 1. Fdwmsv aûroïs EEousiay rveuuérmy axaläpruwy tate 2x6 A hey adT4, xaù Üepamedey mäsav v950v xai räisav wakaxiav (cf. 1x, 35). Il faut faire dépendre Beparedew de &ovotay (cf. 1x, 6). La construction est la même dans Lc. 1x, 1, qui semblerait dépendre de Matthieu autant que de Marc ; mais Luc a pu parler des mala- … dies en vue de préparer la conclusion (v. 6), tandis que Matthieu l’anticipe et ne dira plus rien des guérisons opérées par les apôtres.

Dieu ! ». Marc, après avoir reproduit les instructions, dira que les apôtres s'en allèrent « prêcher la pénitence ? ». L'annonce du royaume, l’évangile, au sens primitif du mot, était l'objet essentiel de leur mission, et leur enseignement, comme celui de Jean et celui de Jésus, pouvait se résumer dans la formule : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche *. » Les miracles autorisent leur parole, non qu'ils les fassent par manière de signes prodigieux, mais en tant que la bonté de Dieu et le commencement de son règne se manifestent par le soulagement des infirmités humaines. à

Matthieu, qui n’a pas raconté l'élection des apôtres, se voit obligé

-de placer ici une note supplémentaire contenant la liste des Douze,

puis de faire une sorte de reprise pour amener le discours du Sauveur. Il avait mis son grand discours sur la montagne où Marc conduisait Jésus pour le choix des apôtres: à raison de ce changement, il arrive jusqu'au discours de mission sans avoir fait entendre que le Sauveur eût désigné spécialement douze disciples pour le seconder ”. Force lui est de suppléer à cette omission, et il le fait au moyen d'une parenthèse assez mal venue, d'où l'on pourrait inférer, probablement à tort, que l'envoi des apôtres coïncide avec leur élection.

UC mIEt PUCES:

Marc, vi, S. MarrH. x, 5.

Et il leur enjoignit de ne rien prendre pour la route, sauf un seulement; pas de pain, pas de sac, pas de monnaie

bâton

Ce sont ces douze que Jésus envoya, après leur avoir donné ses instructions en disant : « N’allez pas sur un chemin de Gentils.

il leur dit : «Ne « Allez : voici

prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, el n'ayez pas jJus- LES qu'à deux tuniques. 4. Et en

que je vous envole comme des brebis au milieu de loups. 4. Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers : et ne saluez

1. V. 2. zai areorethev aûrods xnoÜosery 1% BasiAclay +05 Üeoù xai täcfat. On pourrait trouver là un rapport avec Mr. x, 7-8.

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