vin, 34-37 (Mr. xvr, 24-26 ; Le. 1x
la paix, mais le glaive. 35. Car je j'ai à ètre baptisé d'un baptême, suis venu faire la division de et combien suis-je dans l'angoisse l'homme contre son père, de la jusqu'à ce qu'il soit accompli ! 51. fille contre sa mère, .de la bru Vous croyez que je suis venu contre sa Pollen e et les enne- mettre la paix sur la terre? Non, mis de l’homme seront les gens de Je vous (le) dis, mais la division. Sa Maison. » 52. Car il y en aura désormais cinq dans chaque maison qui seront divisés : trois contre deux, et deux contre lrois 53. seront divisés, père contre hls, et fils contre père, mère contre fille, et fille contre la mère, belle-mère contre la bru, el bru contre sa belle-mère. »
Dans Matthieu, il semble que Jésus veuille aller au-devant d'une idée fausse que les disciples, à l'instar des autres Juifs, auraient pu se former sur les conditions dans lesquelles apparaîtrait le règne de Dieu. On rêvait d'une paix éternelle, réalisée sur la terre et à laquelle présiderait le grand roi, fils de David. Ce n’est pas ainsi que le royaume céleste débute avec l'Évangile. Jésus est venu jeter le glaive !, c'est-à-dire la guerre et la division sur la terre, et il n'apporte pas maintenant la paix, parce que l'annonce du royaume a pour effet immédiat, le Sauveur lui-même ne l’a-t-il pas constaté dans sa propre maison ? d'amener la discorde dans les familles, tel membre acceptant la foi, tel autre la rejetant, et ce dissentiment mettant aux prises croyants et incroyants. L'apparition du Christ a donc pour conséquence, non pour but, mais le langage biblique pe fait pas de distinction nette entre ces deux idées, la division signifiée par l'épée. L'énumération des personnes qui se combattent semble être une réminiscence de Michée *.
Luc a glosé la simple déclaration qu'on lit dans le premier Évangile. On ne voit pas bien pourquoi il la place après la parabole des Deux serviteurs, qui invite les disciples à se tenir prêts pour le jugement. Si l'on veut chercher un rapport logique entre les deux leçons, il faut supposer que la vigilance et la fidélité sont jugées
1. V. 34. uù vouionte ot (cf. v. 17) nAfov Balsiv sionvnv Ext <ÿv yñv’ oùz Ado Bai etpnvny &h x udyatpay. DETTES
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, . pe" cf d'autant plus indispensables que les difficultés rencont disciples seront plus grandes. Mais, dans cette partie du Évangile, les transitions ne sont pas ménagées avec ;: soin : des sentences primitivement distinctes se trouvent & i et quelquefois mélangées, à raison de certaines analogies pli moins consistantes, sans que l’on poursuive dans l'ensembl enchainement rigoureux. |
L'expression : « Je suis venu jeter du feu sur la terre ! », it écho à : « je ne suis pas venu jefer la paix », que Lue a certaine= ment trouvée dans la source. Le feu,dont il s'agit ne peut être à l'Esprit saint, ni la vertu purifiante de la parole divine, ou le renoncement évangélique, ni l'ardeur pour le sacrifice : ces biens surnaturels ne sont pas des choses à jeter, et ils ne mettront jamais le feu à la terre. Vu les expressions choisies et la suite du discours, le feu n'est pas autre chose que la discorde introduite dans le monde par la prédication de l'Évangile, ou mieux encore peut-être le mou- | vement excité pour ou contre la religion de Jésus par la prédication » l: apostolique, et d'où résultera la discorde ?. Le Sauveur voudrait que ce feu brülât déjà *, parce qu'une telle lutte doit se produire avant 4 que le règne de Dieu ait son accomplissement définitif, Mais elle n'est pas censée arriver encore, parce que Jésus doit auparavant Ke « recevoir un baptême ‘ » c'est-à-dire être immergé dans la mort. La perspective de son baptème sanglant lui cause de l'angoisse » Beaucoup pensent que cette angoisse est celle du désir, soit que le désir ait pour objet le salut du monde f, soit qu'il s'applique aux douleurs de la passion, que Jésus souhaiterait de subir le plus tôt. possible afin d'en être délivré 7. Mieux vaut s’en tenir à la lettre du : texte, et dire que Jésus est supposé envisager avec terrreur, comme » au jardin de Gethsémani, les souffrances qui l'attendent. Il se trouve … ainsi parlagé entre deux sentiments, le désir de voir bientôt se pré-.