‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 718 sur 807 · V. 50. Barrioua dE Eyuw Bartiobñvar · texte numérisé non relu

V. 50. Barrioua dE Eyuw Bartiobñvar

al rc suvéyouat Ets 0tou teheabï. l

Maldonat, Schanz, Weizsäcker, etc. On admet volontiers que les vx. ;

49-50 expriment deux sentiments analogues; mais l’évangéliste oppose le

feu à l’eau (baptème), le désir à la crainte. e 7. Goper, ap. J. Wriss, 498.

parer l'avènement du royaume, et l'effroi que lui inspire la terrible épreuve à travers laquelle lui-même doit passer avant cet avènement, et pour le procurer. L'image du baptême, que Luc prend à Marc !, parce qu'il ne veut pas la laisser perdre, tout en négligeant le récit qui l’encadre dans le second Évangile, est réunie artificiellement à celle du feu, et la perspective du discours n'est pas historique. Les divisions dont parle ici Jésus ne sont pas celles qu'il a vues naître. mais l’état violent que l’évangéliste sait avoir été créé après la mort du Christ par la prédication de ses disciples. Ayant employé pour le feu le mot « jeter », Luc dit ensuite « mettre la paix ® » ; il remplace la métaphore du glaive par « la division » *: au lieu de présenter les trois couples d'opposants, père et fils, mère et fille, belle-mère et bru, il a fait le total des membres de la famille, et compté qu'il y a seulement cinq personnes, la même étant à la fois mère et belle-mère : il montre les cinq divisés en deux groupes ennemis, trois et deux, sans penser que d'autres hypothèses sont possibles. Ces combinaisons arithmétiques ont toute chance d’être secondaires par rapport au texte de Matthieu. En faisant dire à Jésus que les divisions existeront désormais, « depuis maintenant ». l’évangéliste paraît oublier que, selon lui, le feu de la discorde ne s'allumera que plus tard, quand le Sauveur aura été baptisé dans la mort : mais c’est que, par rapport à lui, le moment où Jésus parle et celui de sa mort se confondent presque.

Marru. x. 37. « Qui (Marc. vin, 34. « Si aime père ou mère grande foule marchait quelqu'un veut mar-

Luc, xiv; 29. Et une

plus que moi n'est pas digne de moi; et qui aime fils ou fille plus que moi n'est pas digne de moi. 38. El qui ne prend sa croix et ne me suit n'est pas digne de moi. 39. Qui aura trouvé sa vie la perdra, el qui aura perdu sa vie pour moi la trouvera. »

avec lui: et se retournant, il leur dit : 26 « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas ses père, mère, femme, enfants, frères, sœurs, et encore sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27. Quiconque ne porte pas sa croix et ne marche derrière moine peut être mon disciple.»

cher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et me suive. 35.

Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile, la sauvera. »)

2. V. 51. Gozeïte o7t (cf. p. 892, n. 1) stonvnv rapeyévounv dobvar iv = y;

; TE nos nt , 3. 057!, Ayo duiv, AÂA T dtausctouov.

La mention des membres de famille entre lesquels introduit la discorde appelle, dans Matthieu, la senten nant le sacrifice que Jésus exige des siens en ce qui parenté. Cette sentence venait à part dans la source; S celle qui concerne le renoncement personnel. Comme Luc se vient qu'il a déjà reproduit celle-ci d’après Marc, pour attém répétition, il en abrège la première partie, les mots : « et encore sa propre vie! », résumant tout un verset de Matthieu, qu'il. 5) È jugé bon de transposer dans un discours sur le grand jugement 2. Le rédacteur du troisième Évangile a voulu faire de ces sentences, : réunies avec les deux paraboles de l'homme qui veut bâtir et du e ÿ roi qui veut se battre, un discours sur le renoncement absolu que 4 Jésus impose à ceux qui le suivent. L'introduction historique a été conçue en vue du discours, par un procédé logique des moins compliqués. Le discours traitant des conditions requises pour être dis-. ciple, pour « suivre » Jésus et « marcher derrière » lui, l'évangéliste suppose qu'une foule de gens marchaient derrière Jésus sur un chemin : le Christ se retourne pour leur dire à quels sacrifices doivent consentir ceux qui veulent le suivre véritablement.

La formule plus expressive et plus absolue : « Celui qui ne haït pas son père * », peut être primitive relativement à : « Qui aime père et mère plus que moi ‘ ». En faisant la part du manque de précision inhérent au langage sémitique, il reste, comme nuance caractéristique du troisième Évangile comparé au premier, le relief donné à l'obligation qui existe, pour quiconque veut être vraiment disciple de Jésus, de sacrifier toutes les affections et de rompre tous les liens de famille. Le mot « haïr » exprime positivement le peu de cas que l’on en doit faire lorsqu'il s'agit du royaume des … cieux. Ce sacrifice est imposé à qui veut « suivre » Jésus, et il n'est … dit aucunement que l’on puisse avoir, sans le « suivre ». une part … assurée dans le royaume. Si Jésus insiste sur la nécessité de l'ab- n

négation volontaire, au lieu de s’en tenir au point de vue des béatitudes, et s'il se met lui-même en avant, au lieu de parler seule- « ment du royaume, c'est que les circonstances ont changé, que la

rs

Page 1