Cf. Braxpr, Die evangelische Geschichte
Mr. 27 (Lc. 22). zavra uot rac:d6ln 0ro où zazgde vou,
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#. Les deux propositions font jeu de mots, et ne sont pas à expliquer indé-
pas moins entre Dieu et le Christ un rapport unique en son genre et que l’on peut dire transcendant. Mais le texte vise directement la connaissance, non la puissance ou la nature, et, si l’on tient compte du contexte, l'on admettra même volontiers que l'objet de cette connaissance est, par rapport au Christ, Dieu en tant que Providence, réglant les conditions du salut des hommes, et par rapport au Père, Jésus en tant que Messie et agent principal des desseins providentiels. Dans tout le passage, il n'est question que de connaissance : connaissance acquise par les humbles croyants, et refusée aux sages de ce monde ; connaissance que le Père a du Fils, qu'il a envoyé faire cette révélation au simples : connaissance que le Fils a du Père, dont il manifeste les pensées miséricordieuses. On peut dire que nul ne connaît parfaitement le Fils et le dévouement qui l’attache à la rédemption de l'humanité, si ce n'est le Père qui l'envoie, et que nul ne connaït le Père et la bonté indulgente dont il poursuit ses créatures, si ce n'est le Fils et ceux qui sontenseignés par lui.
Il n'en est pas moins vrai que ces assertions comportent par elles-mêmes une signification plus absolue. Bien que Père et Fils ne soient pas uniquement des termes métaphysiques, et qu'ils représentent ici Dieu et le Christ, l'emploi du mot Fils, sans autre complément, est extraordinaire dans la bouche de Jésus ! : il appartient au langage de la tradition, non à celui du Sauveur; il désigne le Christ immortel, on peut même dire éternel ?. La connaissance réciproque du Père et du Fils n'est pas davantage présentée comme une relation née dans le temps, et se réalisant actuellement ; elle a le caractère supra-historique des assertions analogues qu'on trouve dans le quatrième Évangile ; elle n'exprime pas la préexistence, mais elle la suppose. Cette déclaration traduit la foi de la communauté chrétienne : elle est libellée comme un petit
pendamment l’une de l’autre: elles expriment la réciprocité de connaissance parfaite, et rien de plus. Cf. Darmax, I, 232. En supprimant la première (WELLHAUSEN, Mt. 58, et Harnacx, Sprüche nu. Reden Jesu, 204-206), on détruit l’économie de la strophe. Le ms. lat. a omet « quis est filius nisi pater », RES . 22; ce peut être inadvertance de copiste.
. On le retrouve seulement dans Mc. x, 32, et là aussi on peut penser à une glose de la tradition ou de l’évangéliste.