‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 735 sur 807 · Cf. Hégr · texte numérisé non relu

Cf. Hégr

LUS LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES | symbole doctrinal destiné à signifier l'excellence de k évangélique !.

La formule : « Tout m'a été remis par mon Père » E par lequel on à rattaché ce symbole à la prière de Jésus, et rait bien avoir ici le même sens que dans la finale de l'Évan, Le symbole aurait-il été le dire d’un prophète chrétien, repris: l'auteur de la prière ? Il est plus probable que la prière, le sy bole et l’exhortation qui la suivent dans Matthieu procèdent d'une inspiration unique, comme ils sont rythmés de la même façon *. Cantique de sagesse chrétienne, fruit de l'Esprit.

Une variante HMABIE plus ancienne que tous les manuscrits con nus, se rencontre dans plusieurs témoins du second siècle ! : « Nul. n'a connu * le Père, si ce n'est le Fils, ni le Fils, si ce n'est le Père, et celui à qui le Fils révèle » son être, ou bien le Père et a k | même. La transposition pouvait se produire accidentellement, sans être suggérée par quelque intérêt théologique. Mais le choix entre

‘les deux leçons n'en est pas plus facile. La mention du Père, au début, s'accorde peut-être mieux avec la formule d'introduction.

Au point de vue du christianisme primitif, la proposition : « nul n'a connu le Père, si ce n'est le Fils », est la principale, et vient.

mieux en premier lieu. L'on a pu penser ensuite que la science ; devait être mise d'abord dans le Père. L'aoriste : « a connu », n'a pas toute la portée métaphysique du présent « connaît », et l'on a pu éviter le premier parce qu'il se prêtait à l'idée d'une science acquise dans le temps par Jésus, et d'une connaissance de prédestination ou d'élection dans le Père. Enfin on a pu trouver que le Fils révélait le Père aux hommes, et non seulement luimême, quoique la conclusion : « et celui à qui le Fils révèle »,

1. Selon Darmax (loc. cit.), Jésus aurait fait l'application de ce prineipe : il n'y a pour connaître un fils que son père, et un père que son fils. Ce n'est pas le sens du texte, et le principe est-il assez sûr pour que Jésus ait pu l'employer ? Ces considérations sur le Père et le Fils font écho à l’invocation de Dieu comme Père dans Eceur, 11, 1 (hébreu), 10.

2. xxvinr, 18. x, 25 ne prouve rien en sens contraire; le pouvoir donné au Christ n'empêche pas le Père de rester maître du ciel et de la terre (ef. I. Cor. xv, 2-7). [Il y a, dans l’ensemble, affinité entre xrr, 25-30, et xxvui, 18-20.

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