Marcion, Justin, Irénée, Hom. clémentines, Cf. Jn
pm JD, EYvo, :
puisse très bien se rapporter aux deux propositions précédentes, à la connaissance du Père et du Fils, communiquée par Jésus !. Le rôle du Christ comme révélateur a plus de relief que dans la leçon commune, et la relation du Père et du Fils est moins accentuée dans le sens métaphysique. De part et d'autre le Christ est conçu comme médiateur unique de la révélation divine, et, en tout cas, la parole ressemble plus à une profession de foi chrétienne qu'à un enseignement du Sauveur. Il peut v avoir quelque témérité à vouloir prouver par ce passage * que la conscience de la filiation divine a précédé historiquement, ou conditionné logiquement en
Jésus celle de sa.vocation messianique.
Après cette déclaration, dont le texte est à peu près identique chez Matthieu et chez Luc, les deux évangélistes se séparent, le premier ajoutant un appel du Sauveur, qui est ou qui semble d’abord sans parallèle, le second amenant une parole de félicitation que Matthieu à introduite dans le discours des paraboles, où elle n’est certainement pas à sa place.
Luc, x, 23. EU se tournant vers Marru. x, 16. « Mais heureux
ses disciples en particulier, il dit :
« Heureux les veux qui voient ce que vous voyez ! 24. Car je vous dis que beaucoup de prophètes let de rois! ont désiré voir ce que vous
vos yeux, parce quils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent ! 17. Car je vous dis en vérité que beaucoup de prophètes et de Justes ont désiré voir ce que vous
voyez, et ne l'ont pas vu, entendre voyez, et ne l'ont pas vu. entendre ce que vous entendez, et ne l'ont ce que vous entendez, et ne l'ont
pas entendu. » pas enteudu. »)
Luc veut orienter son lecteur et atténuer les changements qui se produisent dans la forme du discours : pour commencer, Jésus parlait à Dieu : puis il a fait une déclaration générale qui plane entre cielet terre, sans être adressée à un auditoire déterminé: voici maintenant une apostrophe qui ne convient qu'à des témoins bienveillants. On suppose naturellement que ce sont les disciples. Dans
1. Il est possible cependant que la finale : « et celui à qui le Fils révèle », se rattache plus naturellement à la proposition précédente, si c'est le Fils, et non le Père, qui est sujet de celle-ci. Irénée, qui a les deux leçons, blâme en un endroit les Marcosiens de suivre la variante, que lui-même adopte ailleurs. Voir Haer. INy14, 1, 2,5: E 13, 2 CE. Menx, Il, r, 199-203.