‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 743 sur 807 · HÉRODE · texte numérisé non relu

HÉRODE

sont des conjectures lancées au hasard et trouvant plus ou moins de crédit, non des idées arrêtées et indiscutables pour ceux qui les mettaient en avant. Dans l'entourage même du tétrarque, plusieurs conjectures étaient risquées. Les uns disaient: «c'est Élie », voyant en Jésus le précurseur du Messie ou du règne messianique, parce qu'ils ne songeaient pas a reconnaître ce précurseur ni Élie dans Jean- Baptiste. D'autres, esprits plus modérés, se bornaient à dire

C'est un prophète comme l'un des prophètes ! », c'est-à-dire un prophète comme ceux de l'ancien temps. Mais Antipas trouvait la première conjecture préférable aux autres. On. doit supposer que la haute idée qu'il avait de Jean, le remords du crime quil avait commis en le faisant mourir, l'analogie qu'il voyait entre ce qu'on lui disait de Jésus et ce qu'il savait de Jean, concouraient à lui faire envisager le retour du Baptiste comme une possibilité redoutable. Le tétrarque aurait répété avec une sorte de terreur superstitieuse : « C’est Jean, que J'ai fait décapiter, qui est

essuseité ?. » Il a pu réellement dire, parlant en homme politique. et en face d'une nouvelle agitation messianique à comprime

« Voilà Jean ressuscité ! » Cette énumération parait avoir élé dédoublée de l'introduction à la confession de Pierre *, par le rédacteur qui a introduit en cet endroit le récit de la mort de Jean *.

Matthieu coupe court et ne retient que l'opinion acceptée par Hérode ; il aura probablement songé que les autres seraient signalées un peu plus loin”, et il se contente de la première déclaration du tétrarque dans Marc, ajoutant seulement que cette déclaration fut faite devant « ses serviteurs 6 », c'est-à-dire, conformément au langage biblique, les officiers de sa cour. Luc modifie assez profondément les indications du second Évangile. Au lieu de prêter à Hérode une opinion personnelle, il le montre hésitant ? entre

1e M. 15. rooonrnc de ele Tüv roopntüv.

2, V.16.0v iyo amexcodhisa Imdvnv, oùros nyéobn. DAC MG vor, 27.

t. Merx, IL, x, 52.

XVI, 14. On peut ue, ue Matthieu ait été déconcerté (Were, 157), par double £Xsysv de Mc. 14, 16.

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1. NV. 7. zaù Oinrozer 01à so Aysofar 0x0 zuwmy 274. Le verbe Smzrose est un écho

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inallendu de 1xôçe: dans Mc. 20.

toutes celles qu'on té rapporte ou que l’on propose Dean TPSSuSCIe, Élie eee un des prophètes ,e 1

pue LAS pe na voulu me opinion à Hérode, et lui fait nier implicitement que Jésus puis Jean. — CAR en effet se dit :

rer le voir Fee Dr de son indécision. Ce désir ne sera satis-. à Jérusalem, le jour où Jésus sera condamné à ? mort. Les retouches que subissent iciles données de Mare pourraient avoir été en partie suggérées par la source où Luc a trouy qu'Hérode avait joué un rôle dans la passion du Sauveur. On aura plus loin, dans Luc même *, une indication plus sûre touchant les FRE du tétrarque à l'égard de Jésus. ;

fait que plus tard,

Marc, vi, 17. Car Hérode luimême avait envoyé arrêter Jean, et l'avait enchaîné en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère, parce qu'il l'avait épousée. 18. Car Jean disait à Hérode :

« Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. » 19. Et Hérodiade lui en voulait et désirait le

faire tuer, et elle ne pouvait pas.

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