Josèbue, Ant. xvur, 9, 4. e
AACEAIL Con. xt, 32% 2 3. Le nom de Philippe esl authentique dans Mc. 17 ; mais il pourrait avoir.
été ajouté dans Mr. 3, où plusieurs mss. lat. etla Vulgate ne l'ont pas : ila été
interpolé dans plusieurs témoins de Le. 111, 19, Si Matthieu l’a omis, ce n'est
pas sans doute pour corriger Marc, mais parce que le nom ne lui disait rien. k. ScHANz. M4, 351.
DEV XV LOT ERX AE 6. Ant. xvur, 5, 2.
diquent nos récits. Mais Josèphe parle en historien suflisamment instruit de la politique hérodienne, tandis que la narration évangélique se présente plutôt comme une légende populaire où tout s'explique par les relations mutuelles des personnes en cause. Le nouvel Élie a eu sa Jézabel !. On croira sans peine que Jean n'approuvait pas la conduite d'Antipas. Pour entrer dans l'esprit du récit, l'on doit admettre que la protestation du Baptiste ne s adressa pas d’abord au prince, mais que le tétrarque fit arrêter Jean parce que celui-ci le blämait ouvertement dans ses prédications. Une fois en prison et interrogé par Antipas, Jean ne se fit pas faute de lui répéter ce qu'il avait dit à ses auditeurs. Il s'attira ainsi la haine d Hérodiade, qui se promit de le faire mourir, afin de sauver sa propre situation. Mais son projet rencontrait un obstacle dans les sentiments de son mari à l'égard du prisonnier. L'Évangile représente Antipas comme un homme assez faible de caractère, superstitieux et capable de remords. Antipas « craignait » Jean, le considérait comme un saint dont le supplice pouvait attirer sur lui de grands malheurs, et « 1l le gardait », le protégeait contre la rancune d'Hérodiade ? : il conversait même assez fréquemment avec lui, et il emportait de ces entretiens certains scrupules au sujet de ses désordres et des injustices qu'il avait commises. La leçon commune et plus facile : « après l'avoir entendu, il faisait beaucoup de choses * », est moins bonne que la variante ancienne : « et l'avant entendu, il était fort indécis ! », il avait la conscience grandement troublée. L'évangéliste n'a pas voulu dire que Jean fût devenu le conseiller officieux d'Hérode ; autrement la conclusion : « et il l'écoutait volontiers * », n’ajouterait rien à ce qui vient d'être dit. Marc insiste sur ces détails, afin d'expliquer par avance comment le roi à ordonné malgré lui et avec regret la mort de Jean- Baptiste. Le vague de la tradition se reconnait en ce que le roi et le prisonnier ont l'air d’être en relations suivies, comme s'ils habi-
£. Horrzuann, 77. Cf. I Rois, xxr, 5-10.
2. MN. 20. 0 yac ‘Hpwôns <oobeiro Ov ’Lwdviy, stôm< adtoy &vèpa ixatov xai &yLov, #al GUVETHGEL AUTOV.