Mc. 22, 28, l'appelle zo54s:0v
5. Cf. Hozrzuaxx. 139, en notant que cet auteur place la mort de Jean peu avant l'an 36.
royaume, et ilen fait le serment !. C'est probablement « É dait Hérodiade. Mais on a observé ?, non sans raison, qu'Ai n'avait pas de royaume à partager, et qu'il n'avait pas Ja Hb position des territoires qu'il gouvernait. L'influence d'Esther sur la rédaction évangélique peut seule expliquer | l'ex tion de ses propos. Toujours est-il que la fille d'Hérodiade, Er ai mère ne semble pas avoir fait connaître d'abord tout son de vient les lui redire, selon les instructions qu'elle avait reçues savoir ce qu'il faut demander. « La tête de Jean le Baptiste », w répond Hérodiade. Et tout de suite, pour ne pas donner à Hérodele temps de revenir sur sa parole inconsidérée, la jeu fille court : présenter sa requête au tétrarque. Elle veut qu'on lui appoi immédiatement * la tête de Jean-Baptiste sur un plat, sans doute 4 un des plateaux que l'on faisait circuler autour de la table royale. Antipas est elfrayé et attristé ! de ce qu'on lui demande; mais il & juré; les convives sont là qui l'ont entendu. Il donne ordre à l'un un de ses gardes d'aller décapiter Jean dans sa prison. Le garde s'en va et revient avec la tête sur le plateau; la jeune fille prend, sans » trembler, le plateau avec la tête, et porte à Hérodiade le présent du roi. 4 L'exécution prompte, l'exhibition de la tête du supphicié n'ont. 4 rien que de conforme aux mœurs orientales. On peut trouver seu lement que la jeune fille, recevant et portant la tête sanglante, témoigne d'une impassibilité étonnante pour son âge et son sexe. De. Les évangélistes ont pensé qu'elle n'était pas pour rien petite-fille d'Hérode. Jean-Baptiste a du être décapité à Machéro, où il était retenu captif. Hérode le Grand avait fait construire un palais dans cette forteresse. La difficulté qui résulte de ce que le festin paraît avoir lieu à Tibériade, tandis que la décapitation du Baptiste a dû se faire à Machéro, n'existe pas pour l'évangéliste, qui n'indique pas plus un endroit que l'autre, bien qu'il n’ait songé qu'à la résidence royale. Il n'est guère plus aisé de transporter le festin à M Machéro, que d'amener Jean à Tibériade, et mieux vaut laisser le À récit dans le vague que de le corriger sans aucun avantage pour
HozTzmANx, Mc. 25. Æauric. Mr. 8. de.
Mc. 26. zsothuzos yevduevoc. Mr. 9. Aurnbets ; cf. p. 924, n. 3.
Cf. Esta. v, 2-3, 6; vu, 2.
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l'histoire. Il n'est pas possible de supposer que Jean n'aurait pas été dans le palais où se tient le festin, attendu que l'économie de la narration ne comporte pas un intervalle de plusieurs jours entre la demande de la fille d'Hérodiade et le retour de l'exécuteur. La prison de Jean, où Hérode a coutume de l'entretenir, le lieu du festin et celui du meurtre se réunissent dans la perspective, et cet endroit unique n'est pas à déterminer autrement. C'est le cadre, précis en apparence, flottant en réalité, qui convient à une légende.
Pour conclure, Marc dit que les disciples de Jean, ayant appris sa mort, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau !. Ainsi est expliqué ce qui a été dit plus haut de la résurrection possible du Baptiste, et le récit dans son ensemble justifie l’allusion qu Hérode a faite à son supplice: le but de l'intercalation se trouve atteint ; l'évangéliste pourra reprendre naturellement le fil de son histoire en mentionnant le retour des apôtres. On peut douter cependant que ce commentaire surajouté aux conJectures d'Hérode touchant Jésus n'ait pas d'autre but que de rendre tout à fait elures pour le lecteur les paroles du tétrarque, ou mème d'accorder à la mort de Jean une attention proportionnée à l'importance de son rôle. L'évangéliste parait préoccupé de faire entendre au lecteur que le Baptiste, réellement ressuscité, avait été bien et dûment enterré dans un tombeau d'où il n'est jamais sorti. L'enterrement définitif de Jean-Baptiste donne relief à la résurrection de Jésus. Mais cette raison ne semble pas suffisante pour expliquer une si grosse interpolation dans la suite de l'histoire évangélique. On dirait que le narrateur amené à dire quelle fut l'attitude d'Hérode à l'égard du Christ, et quelles en furent les conséquences, coupe court avant d'entrer dans un sujet sur lequel il aimait mieux se taire que de parler ; au lieu de raconter ce que le létrarque a été envers Jésus, il s'étend sur ce qu Hérode a été envers Jean. On a conjecturé?, avec beaucoup de vraisemblance, que la légende concernant