‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 756 sur 807 · Supr. p · texte numérisé non relu

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5. V. 13. axoëoue D 6 ’Inoods aveywpnsev èxsilev.' Le verbe indique une retraite ou fuite dont le motif est àxoÿsas ; on ne voit pas à quoi se rapporte ëxz:idev.

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pensé, d'après Mare, que c'est au softir de la barque, et non du désert, que Jésus a trouvé la foule, et que celle-ci l’attendait, au lieu d'être venue sur ses pas dans l'intérieur des terres. Ayant employé plus haut ! la parole de Marc touchant les brebis sans berger, Matthieu détourne la pitié de Jésus vers les malades qu’il suppose parmi la foule, et qui avaient dù souffrir particulièrement de la longueur du trajet. Ce n’est pas en parlant, mais en guérissant, que le Sauveur laisserait venir la nuit. Il y a substitution volontaire des guérisons au discours. Si Marc n'a pas parlé de malades, c'est que la foule qui se précipite pour saisir Jésus à son débarquement n'est pas censée en avoir avec elle ; si elle avait eu des infirmes à porter, elle n'aurait pas marché si vite. Pour ne pas se répéter dans une mise en scène de discours, Matthieu fait une mise en scène de miracles, et il la construit avec un trait de Marc ?, qu'il a négligé dans l’anecdote de Nazareth : les quelques malades que Jésus a guéris se multiplient ici en une quantité de cures merveilleuses. Selon Marc, en voyant une foule qui paraït si avide de l’entendre, Jésus ne songe plus au but de son voyage, et il parle ; on l'écoute, et il parle toujours ?, tant et si bien que le jour décline sans que l'orateur et l'auditoire soient fatigués l'un de l'autre. Les disciples, hommes pratiques et pour qui leroyaume des cieux était un sujet moins nouveau que pour la foule, se décident à interrompre le Sauveur et lui font observer qu'il est grand temps de congédier l'assistance, à cause de l'heure et de l'impossibilité où l'on est de souper en ce lieu inhabité. Les gens devraient être déjà partis ; il faut se hâter ‘ de les renvoyer, pour qu'ils puissent encore trouver des vivres, Luc ajoute, assez inutilement, un gîte “, dans les maisons de paysans et les villages les plus rapprochés. La nourriture était la chose importante ; car le peuple pouvait coucher en plein air, comme Jésus et les disciples. Mais Jésus ne veut pas renvoyer ainsi ceux qui . l'écoutent : « donnez-leur vous-mèmes à manger », dit-il aux apôtres ; et Matthieu fait précéder cet ordre par la réflexion : « ils n ont pas besoin de s'en aller ». Jésus sait ce qu'il veut faire, et

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